L’Algérie lutte contre la fraude fiscaleL’Algérie qui enregistre un manque à gagner qui se chiffre en centaines de milliards de dinars par an à cause de la fraude fiscale, semble décidée à renforcer les opérations de contrôle fiscal et à moderniser l’administration des impôts.
lundi 19 juin 2006.
Il est question de mettre en place en Algérie un système de téléprocédures et créer des structures spécifiques pour les PME et les professions libérales. Les contribuables seront, quant à eux, rattachés à des centres de proximité. La grande nouveauté réside cependant dans l’installation de la direction des grandes entreprises, opérationnelle depuis le mois de janvier, elle est chargée de gérer la fiscalité des entreprises les plus importantes et de procéder à leur assainissement. Selon son directeur, Djillali Kouider Benahmed, les recettes au titre de la fiscalité ordinaire s’élèveraient à 113 milliards, tandis que celles de la fiscalité pétrolière, atteindraient les 1189 milliards de dinars. Cette institution, en tant que guichet unique, dotée d’un outil de gestion moderne et performant, tendra à améliorer de manière sensible la relation administration fiscale-client. Cela dit, les moyens mis en place par l’Algérie pour lutter contre la fraude fiscale et les réformes qui ont touché le secteur des finances ont permis à l’Inspection générale des impôts d’agir efficacement pour endiguer le fléau de la fraude fiscale. L’objectif est d’élever la pression fiscale de 18% à 25%. Comparée à celle de nos voisins, 30%, elle est en effet considérée comme insuffisante. Les services concernés avouent leur impuissance quant à disposer de données précises et chiffrées de la fraude fiscale. Données qui semblent effectivement difficiles à obtenir car les critères d’évaluation sont inexistants en Algérie et les chiffres qui sont annoncés ne reposent sur aucune base scientifique. Synthèse de Mourad, algerie-dz.com
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