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L’insécurité ferroviaire en Algérie

 
Le transport ferroviaire en Algérie n’est à l’évidence pas des plus sûrs au vu des chiffres communiqués par la SNTF qui fait état de plus de 250 déraillements de trains qui auraient causé la mort de 15 personnes et plus de 60 blessés durant le premier semestre de l’année 2006, selon le ministre des Transports, Maghlaoui.
mercredi 21 juin 2006.

L'insécurité ferroviaire en Algérie.Les causes des nombreux accidents ferroviaires sont essentiellement liées à la dégradation des voies ferrées, à la vétusté du matériel roulant, au problème de signalisation et aux erreurs et défaillances humaines. Ces aspects posent un sérieux problème de sécurité des voyageurs à l’intérieur des trains. Le ministère en fait une priorité d’ailleurs dans le plan quinquennal d’ici à 2009. Le programme prévoit ainsi des opérations de modernisation du réseau, d’amélioration de son exploitation, notamment à travers l’introduction de circulation de trains à grande vitesse, le dédoublement de voies, la signalisation et la suppression de passages à niveau.

Pour cette dernière action, il est prévu de supprimer l’ensemble des passages à niveau situés sur les grands axes de circulation et les plus dangereux. Sur l’axe Oran-Annaba, plus de 450 seront supprimés. Ce sont des mesures pour la sécurité mais qui nécessitent, selon le ministre, une technologie avancée. D’autres projets sont également inscrits dans le programme de la SNTF pour développer le transport ferroviaire en Algérie et renforcer la sécurité des voyageurs. L’on peut citer la construction de deux grandes gares à Alger et l’acquisition d’un nouveau matériel roulant. La SNTF a commandé à son fournisseur suisse Stadler 64 rames composées de plusieurs voitures d’un montant de 34 milliards de DA. Chaque rame peut transporter 600 voyageurs.

Actuellement l’entreprise transporte jusqu’à 80 000 personnes/jour sur l’ensemble de ses lignes en Algérie. Ce chiffre sera revu à la hausse pour atteindre 200 000 voyageurs/jour en 2009 et 400 000/jour en 2015 grâce à ces nouvelles installations. À la fin de l’année 2009, la SNTF recevra plus de 60% de la commande à raison de deux rames/mois. La première rame arrivera, selon les prévisions de la SNTF, à la fin du premier semestre de l’année 2008. L’autre vaste projet dans lequel s’est engagée l’entreprise a trait aux lignes à grande vitesse (LGV). Selon M. Leulmi, directeur central des infrastructures à la SNTF, le projet est scindé en deux groupes. Le premier, d’une distance de 740 km, comporte trois lignes. L’une (LGV1) est située entre Bordj Bou-Arréridj et El Khemis sur 320 km. C’est une ligne à double voie électrifiée. La LGV2 reliera Boumedfaâ à Djelfa sur 260 km. La troisième (LGV3) concerne Touggourt et Hassi Messaoud sur 180 km.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après Liberté