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L’Algérie veut recenser le nombre de travailleurs étrangers

 
Pour faire le point sur la situation des travailleurs étrangers en Algérie, la commission de l’APW de Constantine qui a été chargée de présenter un rapport sur l’emploi de la main-d’oeuvre étrangère dans la capitale de l’Est algérien.
dimanche 9 juillet 2006.

L'Algérie veut recenser le nombre de travailleurs étrangers. La réglementation en vigueur actuellement en matière d’emploi de la main-d’oeuvre étrangère, selon la dite commission, a besoin d’un sérieux coup de neuf. Ceci, devait-elle avertir, pour éviter ce qu’elle qualifie de véritable rush de travailleurs étrangers à la faveur d’une véritable anarchie qui règne actuellement dans ce domaine. Le rapport rappelle le décret présidentiel numéro 03-251 daté du 19 juillet 2003 modifiant et complétant le décret numéro 66-212 daté du 21 juillet 1966 portant sur l’application de l’instruction 66-21 datée du 21 juillet 1966 et concernant la situation des étrangers en Algérie. Le même rapport fait référence également à la loi numéro 81-10 datée du 11 juillet 1981 relative aux conditions de l’emploi de travailleurs étrangers et le décret présidentiel numéro 82-510, daté du 25 décembre 1982, spécifiant les conditions d’octroi des « passeports » de travail et des permis provisoires de travail pour les étrangers.

Cet arsenal législatif sera donc convoqué par la commission de l’APW pour alerter les pouvoirs publics sur une situation préoccupante que constitue aujourd’hui la main-d’oeuvre étrangère qui recouvre autant les secteurs économiques public que privé, en plus de la sphère commerciale, outre la présence irrégulière de ressortissants de pays étrangers qui ne disposent d’aucun document officiel justifiant leur présence en Algérie. Selon les statistiques officielles arrêtées au 6 mai 2006 et fournies par la direction de l’emploi de la wilaya de Constantine, le nombre de travailleurs étrangers exerçant dans le secteur public et privé atteint 274. Le constat principal tiré par la commission après examen de la situation de ces travailleurs étrangers reste celui qui relève que les postes occupés par ces derniers sont en contradiction avec la réglementation en vigueur.

A cet effet, la commission indique que les permis de travail accordés à ces étrangers sont en contradiction avec les lois déjà citées. La même commission objecte toutefois qu’elle a été dans l’impossibilité de connaître si des conventions spéciales ou des contrats ont été passés par les autorités algériennes. Le même rapport ira plus loin en soulignant que ce ne sont pas les seuls exemple de transgression des lois algériennes dans le domaine de l’emploi de la main-d’oeuvre étrangère. Le document cite dans cette veine que la plupart des entreprises étrangères, particulièrement turques et chinoises, exerçant en Algérie ont ramené des travailleurs sans le moindre respect des lois en vigueur. Ainsi, nous saurons que les inspecteurs de travail trouvent des difficultés à contrôler les chantiers de ces entreprises.

Nous aurons également la présence de travailleurs étrangers sans permis de travail et sans documents. On apprendra aussi que des travailleurs étrangers occupent des postes autres que ceux consignés dans leur passeport de travail. Comme on apprendra que des travailleurs étrangers exercent dans une wilaya autre que celle qui est indiquée dans leur permis de travail. Enfin, le rapport relève que des travailleurs étrangers dans le secteur du bâtiment s’engagent dans des travaux de construction de villas pour le compte de particuliers, et de citer dans ce cas précis des travailleurs chinois.

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran