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Algérie : la plage après le Mondial

 
Au lendemain de la finale du Mondial, le tout Algérie s’apprête les joies des vacances au bord de la plage à travers le tourisme intérieur mais aussi en découvrant d’autres pays voisins, la Tunisie et le Maroc en tête.
lundi 10 juillet 2006.

Algérie : la plage après le Mondial. Aujourd’hui, le mondial est fini. On quittera donc les beaux paysages suisses entraperçus parfois dans des pubs qui n’étaient pas excessives, les mordus du foot parleront encore quelque temps de ce mondial 2006, avant de revenir, comme les autres, aux plates considérations algériennes.

Certains penseront vacances et découvriront, une fois de plus, combien notre beau et vaste pays reste si peu accueillant pour les estivants algériens qui, en raison du maintien de la fermeture de la frontière avec le Maroc, iront encore nombreux faire le bonheur des hôteliers tunisiens. Sur le 1,5 million d’Algériens qui ont voyagé en 2005, près de la moitié s’est rendue en Tunisie, contre... 30.000 au Maroc. La Tunisie restera donc très « tendance », d’autant que la presse fait état de menaces terroristes contre ceux qui veulent barboter sur les plages.

Si de nombreux Algériens se sont passionnés et ont plané devant les joueurs du mondial, la hausse des salaires n’a pas vraiment fait rêver. Les fonctionnaires ont, une fois de plus, une vague garantie de sécurité de l’emploi mais personne n’oublie que les experts du FMI - tout comme d’ailleurs les idées contenues par le volumineux dossier de la commission de réforme de l’Etat - veulent un sérieux dégraissage et un encouragement des contrats à durée déterminée qui sont devenus la règle dans le secteur privé. L’aisance financière de l’Algérie permet sans doute de différer ces questions, mais il n’est pas sûr que le projet de dégraissage soit définitivement enterré.

Si la fin du mondial poussera une partie des Algériens à revenir vers les réalités quotidiennes prosaïques, il n’est pas sûr que cela les amènera à s’intéresser à la politique. Et pourtant, ils sont appelés à réviser, encore une fois, la constitution avant la fin de l’année. L’absence de débat politique sérieux n’incite d’ailleurs pas à s’y intéresser. Il est en effet assez étonnant d’apprendre que les membres du Parlement envisageaient une motion de « soutien » à une révision qui n’est pas encore connue. Même dans la forme, les choses sont biscornues...

Synthèse de Billal, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran