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Breton reporte sa visite en Algérie

 
La visite de Thierry Breton en Algérie initialement prévue pour le 22 juillet, a été reportée à une nouvelle date non précisée, selon une source proche du ministère français de l’économie.
lundi 17 juillet 2006.

Breton reporte sa visite en Algérie. Cette annulation serait due à des raisons techniques : les deux parties ne se seraient pas mises d’accord sur le programme et surtout sur la date de la visite. Celle du 22 juillet aurait été annoncée par la partie algérienne sans l’accord du ministère français de l’Economie. La venue de M. Breton en Algérie a été annoncée le 3 juin dernier, lors de la visite à Paris du ministre des Finances, Mourad Medelci. Depuis, aucune confirmation officielle n’est venue de la partie française.

Le ministre français de l’Economie devrait évoquer avec les autorités algériennes les relations économiques entre les deux pays, perturbées par la polémique sur les bienfaits de la colonisation. Toutefois, la tension politique entre Alger et Paris n’a pas empêché les groupes français de décrocher de nouveaux contrats en Algérie. A l’image d’Alstom qui construira le premier tramway d’Alger pour plus de 300 millions d’euros. Mais des entreprises françaises se plaignent des difficultés pour investir en Algérie, notamment pour trouver des terrains. Comme le groupe pétrolier Total qui n’arrive pas à trouver des terrains adéquats pour le stockage des bitumes. Selon certaines sources, la filiale bitumes du groupe pétrolier français cherche en vain depuis plus de deux ans des terrains pour le stockage du bitume, dont la demande va exploser en Algérie avec le lancement imminent des travaux de réalisation de l’autoroute Est-Ouest.

Le problème du foncier est souvent cité par les investisseurs nationaux et étrangers comme étant le principal obstacle pour investir en Algérie. Le sujet est également soulevé à chaque visite d’un responsable français ; il est également utilisé pour justifier la faiblesse des investissements directs français en Algérie. En plus des difficultés des groupes français en Algérie, M. Breton devrait également évoquer la privatisation de certaines entreprises publiques qui intéressent les sociétés françaises. Comme Algérie Télécom, le Crédit populaire d’Algérie, l’ouverture des ports aux investisseurs privés. La coopération énergétique entre les deux pays devrait également prendre une part importante dans cette visite.

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran