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L’Algérie intensifie la lutte contre la drogue

 
La lutte contre le trafic de la drogue en Algérie semble être une priorité pour les autorités algériennes qui viennent de nommer Abdelmalek Sayah à la tête de l’Office national de lutte contre la drogue.
mercredi 26 juillet 2006.

L'Algérie intensifie la lutte contre la drogue. Cette nomination est un signe de la volonté du président de la République de prendre en charge la lutte contre la propagation de la drogue dans tout le pays et de lui donner un caractère prioritaire. Dans son discours prononcé le 4 juillet dernier au siège du ministère de la Défense nationale à l’occasion de la Fête de l’indépendance, le président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika avait notamment déclaré que « l’indépendance de l’Algérie ne prend toute sa signification qu’à travers la poursuite des efforts en vue d’éradiquer les causes du sous-développement et ses différentes formes qui subsistent encore dans notre société » en mettant en exergue « la nécessité de faire face aux maux sociaux étrangers à notre société comme le fléau de la drogue qui commence à prendre de l’ampleur dans le milieu juvénile ».

Lors du séminaire organisé à Oran, au mois de juin dernier, par l’Ecole supérieure des douanes, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drogue et la toxicomanie, le président par intérim de l’office avait révélé que « le volume des saisies de drogue est en nette évolution par rapport aux années précédentes ». Les chiffres donnés montrent bien qu’il s’agit d’une menace sérieuse qui met en danger les forces vives de la nation. Les services chargés de la lutte contre ce fléau, tous corps confondus, ont réussi à saisir en 2005, une quantité de 9,6 tonnes de cannabis contre 12,3 tonnes saisies en 2004. Les mêmes services ont réussi, en 2005, à saisir 400.000 comprimés de psychotropes contre 227.000 en 2004. Des chiffres qui font de l’Algérie, non plus une zone de transit, mais un pays consommateur cible des barons de la drogue.

Phénomène nouveau et d’autant plus inquiétant est l’apparition en Algérie des drogues dites dures (opium, héroïne et cocaïne), qui après avoir fait une apparition timide dans notre société dans les années quatre-vingt-dix, se propagent de façon accélérée dans certains milieux aisés et parmi une catégorie de citoyens nantis aux fréquentations douteuses. Les circuits de son infiltration sur le sol national identifiés jusque-là mettent en cause la filière africaine qui active sous couvert de l’immigration clandestine. Nigériane plus précisément comme relevé par les différents services de répression. La dernière grosse prise en la matière (6,6 kg de cocaïne) a été réalisée dans la commune d’El Kala par les éléments du groupement de la Gendarmerie nationale d’El Tarf, en début de ce mois de juillet.

Synthèse de Billal, algerie-dz.com
D’après l’Expression