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Bilan du Bac en Algérie

 
Le bilan du Bac 2006 en Algérie, jugé bon pour certaines wilayas et moyen voire médiocre pour d’autres, a incité le ministère à demander des explications aux responsables de l’éducation des wilayas concernées.
samedi 29 juillet 2006.

Bilan du Bac en Algérie. Dans une première étape, qui sera suivie par d’autres, le ministre de l’Education nationale a convoqué pour aujourd’hui le directeur de l’Education et les trente-quatre proviseurs des lycées de Djelfa à une réunion, pour faire le point sur les résultats catastrophiques enregistrés par cette wilaya dans les épreuves du bac. Djelfa qui se morfond dans le bas du classement national depuis plus de dix ans a enregistré, en effet, cette année un taux de réussite de seulement 23,29%, soit moins de la moitié du taux national qui était de 51,15%. Ainsi, sur les 17.486 candidats qui se sont présentés aux épreuves, 13.414 candidats n’ont pas eu leur bac.

Chaque année et à l’approche des examens de fin d’année, les candidats et leurs parents de la wilaya de Djelfa s’attendent au pire. Le plus pénible dans l’histoire est que les résultats catastrophiques dans les examens de fin d’année sont devenus presque une tradition dans cette wilaya d’Algérie et ont même réussi à marquer, durablement, les esprits. D’ailleurs, dans les autres examens de fin d’année, la wilaya n’a pas failli à sa réputation : 46ème place dans la première session de la 6ème avec un taux de réussite 24,38% et 45ème place aux épreuves du BEF avec 47,49%.

Les conclusions de la commission d’enquête dépêchée, récemment, à Djelfa par le ministère de l’Education nationale ainsi que les rapports établis par le wali et l’APW seront certainement examinés lors de la réunion d’aujourd’hui. Les responsables du secteur de l’Education de Djelfa sont appelés à expliquer cette débâcle dans laquelle est plongée la wilaya depuis une dizaine d’années. Il faut savoir qu’il y a plusieurs raisons qui expliquent les mauvais résultats enregistrés par la wilaya.

D’abord, il y a le problème des classes surchargées (66 élèves, parfois, dans une seule classe), ensuite il y a le manque d’enseignants expérimentés et qualifiés pour assurer un bon enseignement aux classes d’examen (la majorité des classes de terminale sont tenues par des vacataires). Il y a aussi le fort pourcentage d’absentéisme des enseignants, la démission des parents d’élèves et, enfin, la majorité des établissements n’ont pas des associations de parents d’élèves.

Synthèse de Kahina, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran