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L’Algérie mise sur le contrôle technique automobile

 
La vétusté du parc automobile en Algérie est l’une des principales causes du fort nombre d’accidents sur les routes algériennes, selon les experts du Contrôle technique automobile (Cota).
mardi 1er août 2006.

L'Algérie mise sur le contrôle technique automobile. La campagne de sensibilisation, initiée par le Contrôle technique automobiles (Cota) à travers plusieurs wilayas du pays et qui a pris fin samedi, a permis aux responsables d’établir un premier bilan, loin d’être reluisant quant au respect de la réglementation en vigueur. Les chiffres sont effarants. Sur les 8000 véhicules de tourisme contrôlés, affirme Ali Touahri, P.DG de Cota, « 50% ne sont pas conformes ». Il y a lieu de signaler que les voitures soumises au contrôle ayant porté sur les freins, les pneumatiques et les fuites de gaz, durant cette campagne, sont des véhicules dont l’âge dépasse les 10 ans.

En outre, regrette le même responsable « 30% des citoyens en Algérie ne connaissent même pas l’existence du contrôle technique automobile et encore moins la réglementation » et de préciser « sur les 8000 véhicules contrôlés, 20% ont des P.V périmés notamment ceux ayant plus de 20 ans d’âge ». Aussi, pour ce responsable il ne sert à rien « d’exiger des automobilistes la ceinture de sécurité quand les freins ne sont guère contrôlés systématiquement ni que le PV du Cota n’est demandé lors des contrôles de routine ». En effet, le P.V de contrôle technique est rendu obligatoire par la loi et doit être présenté lors des contrôles effectués par les agents des services de sécurité et de la Gendarmerie nationale.

Sur un autre plan, cette campagne aura permis aux spécialistes d’établir de nouvelles statistiques pour récuser la thèse que 95% des accidents sont dus au facteur humain. Les nouveaux contrôles permettent aux spécialistes en la matière d’affirmer que les véhicules participent à hauteur de 30% dans les causes des accidents de la route pour des raisons de défaillance mécanique. Et quand on sait que la moyenne d’âge du parc automobile de tourisme en Algérie dépasse les 15 ans, il y a de quoi donner le tournis. Aussi, il est à déplorer le manque de civisme de certains automobilistes qui n’ont pas respecté la loi. En effet, on apprend que plus de 1,5 million de véhicules n’ont pas été soumis au contrôle pourtant rendu obligatoire par la loi. Ceci s’explique par le fait que le document en question n’est pas exigé lors des contrôles de route effectués par les différents éléments de la sûreté routière.

Synthèse de Kahina, algerie-dz.com
D’après l’Expression