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L’Algérie autorisera les universités privées

 
La création d’universités privées en Algérie sera prochainement possible avec l’avant-projet de loi qui délimitera le cadre juridique et le champ d’activité, proposé par le ministère de l’enseignement supérieur.
jeudi 3 août 2006.

L'Algérie autorisera les universités privées. C’est, en effet, l’un des points examinés, hier, par le Conseil de gouvernement dans le cadre d’un avant-projet de loi sur l’orientation dans l’enseignement supérieur et dont les dispositions prévues dans ce cadre ont été passées en revue. Réuni, hier, sous la présidence de M. Abdelaziz Belkhadem, le Conseil de gouvernement a donc examiné et endossé un avant-projet de loi modifiant et complétant la loi n°99-05 du 4 avril 1999, modifiée, portant loi d’orientation sur l’enseignement supérieur en Algérie. L’avant-projet de loi vise, entre autres, à enrichir la loi d’avril 1999 sus-citée par un certain nombre de dispositifs visant à encadrer la prise en charge de la mission de formation supérieure par des établissements privés. La création de ce type d’établissements est subordonnée à une autorisation du ministère de l’Enseignement supérieur et assujettie à la réponse aux conditions fixées par la loi et précisées dans un cahier des charges.

La responsabilité du contrôle et celle de la protection des citoyens usagers de ces établissements relèvent des prérogatives des pouvoirs publics, de nature à conférer à ces établissements une complémentarité basée sur la compétitivité, sur des programmes agréés, des diplômes homologués et en mesure de protéger l’enseignement contre le mercantilisme. L’autre objectif recherché est l’actualisation du dispositif institutionnel actuel, notamment par la mise en place d’un organe chargé de l’évaluation du fonctionnement des établissements en charge de missions de service public de l’enseignement supérieur en Algérie et de proposer les actions aptes à leur permettre d’atteindre leurs objectifs de rigueur dans la gestion et de qualité dans la formation.

Par ailleurs, l’avant-projet de loi introduit d’abord de nouvelles dispositions tendant à élever le niveau de modernisation de l’enseignement supérieur, selon les normes internationales, et de répondre aux exigences du développement national global et durable. Il vise à consacrer l’assise juridique de la réforme des enseignements supérieurs en Algérie, initiée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, réforme caractérisée, notamment, par la mise en place de cycles de formation supérieure, sanctionnés respectivement par les diplômes de licence, master et doctorat (ou système LMD). Ces cycles sont mis en place dans une logique de complémentarité et sont organisés en parcours de formation privilégiant une flexibilité à même de permettre la prise en compte des aptitudes et des voeux des étudiants par une orientation tout au long du cursus de formation. En outre, le projet de texte organise le passage des étudiants de l’ancien vers le nouveau système dans un cadre progressif et participatif.

Synthèse de Mourad, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran