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Algérie-Maroc : plus de gendarmes à la frontière

 
Pour sécuriser la frontière entre l’Algérie et le Maroc et mieux lutter contre la contrebande et l’immigration clandestine, l’ANP prévoit de renforcer les effectifs de la Gendarmerie nationale dans la région frontalière.
dimanche 6 août 2006.

Algérie-Maroc : plus de gendarmes à la frontière. Le général-major Boustila, commandant en chef de la Gendarmerie nationale, procédera à l’installation du colonel Menad Nouba au poste de commandant régional de la gendarmerie d’Oran au courant de cette semaine. Cette cérémonie sera suivie d’une visite d’inspection qu’effectuera le général-major au niveau des frontières ouest du pays. Le choix du futur commandant régional d’Oran est dicté, nous dit-on, par l’expérience de l’homme à la tête de Tamanrasset, une région frontalière qu’il a commandée pendant trois ans, mais également par sa connaissance de la région ouest de l’Algérie dont il est originaire.

Ainsi, et après le Sud, le général-major s’attaque aux frontières ouest du pays désignées depuis longtemps d’un doigt accusateur. Une zone à risque où chaque fait prend, parfois, des proportions incontrôlables. Réputée, à tort ou à raison, comme une ligne de démarcation perméable, la bande frontalière entre l’Algérie et le Maroc a toujours vécu sous les feux de l’actualité passant du fait divers avec les innombrables formes de trafic qu’elle engendre jusqu’à faire l’événement. Le début de cet été a coïncidé avec une vague d’émeutes qui a secoué Maghnia et plongé la ville dans une spirale de violence qui a débouché sur l’arrestation d’une quarantaine d’émeutiers.

La fermeture des frontières ne semble pas avoir découragé les barons de la contrebande qui se sont spécialisés, chacun, dans un trafic ciblé. La drogue continue toujours à entrer sur le territoire inondant le marché local et faisant de l’Algérie un chemin de transit vers l’Europe. L’alcool est dévolu à une autre branche de trafiquants alors que le carburant local se déverse continuellement sur le territoire de Sa Majesté provoquant une réelle saignée du produit. Ce trafic du carburant avait été l’élément déclencheur des violences urbaines enregistrées à Maghnia. L’autre fléau frontalier réside dans l’impossibilité de juguler le nombre d’immigrants africains refoulés du Maroc et qui se retrouvent à errer du côté des villes frontalières.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après Liberté