La gestion des barrages en Algérie épingléeLa gestion des barrages en Algérie, confiée à l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT) est un coeur d’un scandale financier où irrégularités et malversations se chiffrent en milliards, selon le rapport de la commission chargée de s’enquérir de la situation des travaux et des paiements.
dimanche 6 août 2006.
A l’origine de cette affaire qui semble n’être que la face visible de l’iceberg, il y a eu le refus de la signature des passations de consignes entre le directeur général sortant, Abdenaceur Kali et son remplaçant à la tête de l’entreprise, Hacen Boutaghou. Ayant constaté l’impasse, le ministre des Ressources en eau a donné un coup de pouce. Il a ainsi créé une commission de vérification de la conformité des passations de consignes, le 15 mars 2006. Les résultats des travaux de cette commission n’ont laissé aucun doute quant à l’existence d’irrégularités dans la gestion. Le rapport de cette commission a d’ailleurs été catégorique : « L’examen du document de passations de consignes fait apparaître des manques et des insuffisances tant dans la forme que dans le fond ». Dans un rapport rendu public sur la corruption en Algérie, la Banque mondiale a accablé notre pays. Les experts de la BM ont avancé que le phénomène de la corruption, défini sommairement par cette institution financière comme « une pratique utilisant la puissance publique à des fins d’enrichissement privé », gangrène toujours l’économie nationale. Ce phénomène international bloque sérieusement les investisseurs et les affaires en Algérie ont noté les mêmes experts. Le monde de l’eau en Algérie n’est pas exempt de corruption. L’enveloppe globale de l’investissement pour les projets du secteur de l’eau est estimée à 12 milliards de dollars pour 2005-2010. Synthèse de Souad, algerie-dz.com
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