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Algérie : l’augmentation des salaires retardée ?

 
L’augmentation des salaires de la fonction publique en Algérie, annoncée par le gouvernement au début mois de juillet, n’est toujours pas entrée en vigueur, selon l’UGTA.
dimanche 20 août 2006.

Algérie : l'augmentation des salaires retardée ? Lors de la même bipartite, il a été décidé que les augmentations toucheront l’ensemble des agents et fonctionnaires et se situeront entre 2500 et 8500 DA brut. Cette revalorisation concernera plus de 1,58 million de fonctionnaires, a indiqué le communiqué final signé, alors, par les deux parties. L’autre aspect concerne les retraités dont le nombre est d’environ 900.000 personnes. La bipartite a décidé d’allouer des indemnités pour les pensions inférieures à 10.000 DA comme l’avait annoncé le président de la République lors de sa rencontre avec les walis. Ils se sont ensuite mis d’accord sur la création d’un fonds de réserve des retraités.

Plus précisément, la révision à la hausse de l’indemnité complémentaire de revenu (ICR) devait être applicable à compter du 1er juillet écoulé. Or, les travailleurs de la Fonction publique en Algérie n’ont pas vu encore la couleur de ces quelques dinars de plus depuis ce « fameux » 1er juillet. Y a-t-il un problème qui bloque cette opération ? Personne ne le sait. Les syndicalistes de l’Ugta n’avancent aucune raison valable pour expliquer ce retard. Cette décision était jusque-là officielle, à en croire les propos de l’actuel chef du gouvernement. « Les salaires des travailleurs de la Fonction publique seront revus à la hausse ». Tel était l’engagement solennel d’Abdelaziz Belkhadem, s’adressant aux travailleurs, face à un Sidi Saïd trop optimiste.

Le groupe de travail gouvernement-Ugta, qui a planché sur les dossiers a conclu de la nécessité d’une hausse de tous les salaires, dans une fourchette allant de 1660DA à 5415DA net. En brut, le plafond donne 8500 DA. Cette augmentation concernera, essentiellement, l’indemnité complémentaire de revenu (ICR) qui sera, vraisemblablement, considérablement « gonflée » à partir du 1er juillet. Quoi qu’il en soit, il n’existe aucune raison valable qui puisse retarder l’application de cette mesure, d’autant que la cagnotte budgétaire a été débloquée afin de couvrir les besoins. Cette décision coûtera à l’Algérie quelque 98 milliards de dinars. Ce qui explique que l’éternel obstacle de l’argent n’en est plus un. La hausse qui devait dessiner un sourire sur les visages des travailleurs est-elle renvoyée aux calendes grecques ?

Synthèse de Billal, algerie-dz.com
D’après l’Expression