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Algérie-USA : vers un compromis sur Guantanamo ?

 
Malgré les demandes de l’Algérie pour la libération de ses six ressortissants détenus à Guantanamo, les Etats-Unis estiment que les conditions de leur libération ne sont pas réunies et attendent des garanties du côté algérien.
vendredi 25 août 2006.

Algérie-USA : vers un compromis sur Guantanamo ? Le quotidien américain, Washington post, qui a fait état de l’information annonce que les six détenus sont accusés de planification en vue du plastiquage de l’ambassade des Etats-Unis en Bosnie, ou ils avaient été arrêtés, avant d’être déportés vers le camp de détention de Guantanamo (à Cuba), en qualité de « combattants ennemis ». Un titre flexible utilisé par l’administration américaine afin de continuer à les détenir et rejeter tout appel à l’élargissement émanant des organisations des droits de l’homme et les Nations Unies, qui revendiquent la fermeture de la prison. Ainsi que les appels de l’Algérie et de la Bosnie concernant les six détenus.

Le procureur général en Bosnie ayant officiellement déclaré les six accusés innocents, en 2004. En outre, la cour suprême de Bosnie-Herzégovine a prononcé un jugement confirmant leur droit à la liberté et l’impossibilité de leur déportation. Par ailleurs, le premier ministre bosniaque est intervenu auprès du président américain pour les élargir en qualifiant leur affaire « d’échec d’instauration de la justice », alors que la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), en Algérie, est intervenue à travers le ministère des affaires étrangères auprès des organisation des droits de l’homme ainsi que les ONG (organisations non gouvernementales) américaines.

La même source a indiqué que les autorités américaines insistent sur leur extradition vers l’Algérie, pourvu qu’ils ne soient pas libérés et à condition qu’ils soient placés sous contrôle, et qu’ils ne soient pas extradés vers la Bosnie-Herzégovine bien qu’ils aient la nationalité bosniaque et qu’ils avaient été arrêtés, jugés et libérés par la justice bosniaque. Selon le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme, Me Mustafa Farouk Ksentini, qui semble ne pas être au courant des dernier développements de l’affaire, la proposition américaine est une sorte de compromis entre l’administration américaine et les autorités algériennes qui tiennent à accueillir tous ceux qui portent la nationalité algérienne et les protègent des poursuites juridiques étrangères, et refuse de livrer ses citoyens à d’autres pays.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après El Khabar