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L’Algérie malade de son université

 
La crise que traversent les universités en Algérie ne semble pas trop inquiéter le gouvernement qui préfère jouer la carte du pourrissement en refusant de répondre favorablement aux révendications du CNES.
mercredi 6 septembre 2006.

L'Algérie malade de son université. Il est à rappeler que la grève de l’année dernière a sérieusement perturbé la tenue des examens au point où ni le 2e EMD, ni les examens de synthèse encore moins les rattrapages n’ont pu se dérouler plongeant l’université dans une crise sans précédent qui risque de se répercuter même sur les nouveaux bacheliers. Quand bien même le syndicat des enseignants universitaires décidera de mettre un terme à son mouvement de grève, il n’en demeure pas moins que pour rattraper le retard accumulé plusieurs autres problèmes risquent de surgir et de sérieusement perturber le bon déroulement de l’année en cours.

C’est à un véritable casse-tête chinois que celui à qui auront à faire face les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur qui, certes, minimisent la gravité de la situation tablant sans aucun doute sur une reprise imminente des grévistes au moment où les étudiants sont véritablement pris en otage. Tout simplement, et il faut le dire, l’université algérienne est dans une situation telle qu’une année universitaire chevauche sur une autre et malheureusement c’est l’étudiant qui sera le grand perdant dans cette histoire.

Habitués à reprendre les cours après les vacances, les étudiants, non encore préparés, se trouvent obligés de subir les examens sans avoir même pas le temps de se retremper dans le bain pour au moins s’y préparer psychologiquement. Le retard accumulé dans certaines universités d’Algérie est tellement important que le rattraper reste du domaine de l’exploit, si l’on tient compte bien sûr du temps que prendront les responsables de ce secteur pour organiser le 2e EMD, les examens de synthèse et les rattrapages.

Les nouveaux bacheliers ne sont pas en reste puisque leur sort est intimement lié à celui des étudiants de première année (année universitaire 2005-2006) ainsi qu’à celui des capacités d’accueil de l’université. Car, si la grève persiste, il est à se demander à quelle date se fera la rentrée de ces nouveaux bacheliers et dans le cas contraire celle-ci se fera sûrement très en retard lésant de la sorte cette nouvelle vague d’universitaires, et future élite de l’Algérie.

Synthèse de Rayane, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran