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Le FFS s’exprime sur l’Algérie

 
S’exprimant sur la situation en Algérie, le premier secrétaire du Front des Forces Socialistes (FFS), le plus vieux parti d’opposition du pays, estime nécessaire de proposer une alternative démocratique et la mise en place d’une deuxième république avec des gens crédibles et autonomes.
jeudi 7 septembre 2006.

Le FFS s'exprime sur l'Algérie. Le référendum sur la constitution ne servira à rien, estime Laskri, qui soulignera que « les scrutins dans notre pays ne font pas ressortir la réalité ». Pour toutes ces raisons, au FFS l’on pense qu’aujourd’hui la question des élections n’est pas à l’ordre du jour et « ne figure même pas dans les débats qu’organise le parti ». Le secrétaire national chargé de l’information, M. Karim Tabou, quant à lui, va plus loin. La révision de la constitution, selon lui, est sans aucun intérêt pour la population.

Quant aux élections, le conférencier estime qu’elles ne sont organisées que dans un seul but : « pérenniser le pouvoir en place » en Algérie. « Il serait prématuré d’engager le débat sur les échéances électorales alors que tous les secteurs d’activités sont à l’arrêt », tonne le responsable du FFS en martelant que la politique dans notre pays est actuellement réduite à de simples rencontres de salon. « Le FFS n’est pas un simple appareil électoral », dira M. Tabou qui n’hésitera pas à qualifier son parti de « territoire démocratique ».

Interrogé sur le rassemblement organisé, jeudi dernier, devant le siège du parti par des dizaines de militants, d’élus et même de membres du bureau national du FFS qui avaient exigé le départ de l’actuelle direction du parti, Karim Tabou accusera les « services spéciaux » qui seraient, selon lui, derrière cela dans le but de « déstabiliser de l’extérieur, le FFS ». Le premier secrétaire du parti d’Aït Ahmed a annoncé que cinq membres du secrétariat national qui avaient pris part à la manifestation devant le siège du FFS, seront radiés des rangs du parti tout comme il préconise de faire de même avec d’autres élus qu’il a accusés « d’utiliser les méthodes scandaleuses des Arouch ».

Même le président du parti, Hocine Aït Ahmed, a réagi à la contestation organisée par ce que l’on qualifie, d’ores et déjà, de « redresseurs du FFS ». Dans un message lu par le secrétaire national chargé de l’information, Hocine Aït Ahmed estime que l’action des contestataires n’est pas innocente dans ce moment et qu’elle vise « à détourner cette ouverture vers la société, à empêcher la capitalisation de notre proximité avec les mouvements sociaux et à nous éloigner de nos partenaires sociaux et nos partenaires politiques ».

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran