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La fièvre catarrhale inquiète en Algérie

 
La fièvre catarrhale qui sévit en Algérie depuis plusieurs semaines, inquiète les éleveurs qui se voient parfois forcés de vendre leurs moutons à des prix cassés, d’où la baisse des prix de la viande constatée dans certaines villes d’Algérie.
jeudi 7 septembre 2006.

La fièvre catarrhale inquiète en Algérie. Pour une bonne nouvelle, il faut dire que c’en est vraiment une pour la ménagère tiaretie à trois semaines seulement du mois de tous les soucis, le Ramadhan bien sûr. En effet, conséquence de la maladie de la blue tongue ou fièvre catarrhale comme l’appellent les spécialistes, qui frappe plusieurs régions d’Algérie, les prix des viandes ovines connaissent un fléchissement qui ne pouvait mieux tomber à quelques jours seulement du mois de carême. Lundi, au marché à bestiaux de Sougueur, les éleveurs et autres maquignons affichaient une bien triste mine à la vue de la chute... à vue d’oeil des prix des bêtes, un vigoureux bélier « cassant ses cornes » jusqu’à atteindre les 9.000 dinars.

Interrogés, des éleveurs ont indiqué avoir du mal à endiguer la maladie, certains n’ayant même pas pris la peine de procéder à la démoustication des étables et autres enclos, vu la cherté des produits et le manque de maîtrise d’une technique par les éleveurs. Les services vétérinaires ont d’ailleurs appelé la semaine dernière à un confinement des ovins et même des bovins pour la déclaration d’autres maladies dites « émergentes » et éviter ainsi une contamination à large échelle des cheptels dans une wilaya qui compte tout de même près d’un million cinq cent mille ovins et plus de soixante-dix mille bovins.

En effet, dans une région qui entretient la réputation un peu surfaite d’une ville où l’on peut consommer la viande la moins chère d’Algérie, le citoyen, sans cynisme aucun, se surprend presque à souhaiter que la maladie continue de sévir, du moins jusqu’à la fin du mois de Ramadhan, espère-t-il, « au moins que les petites gens puissent se gaver de viande une fois par hasard », se frotte les mains un quadragénaire rencontré lundi au marché couvert de la ville. Parce que a contrario, c’est-à-dire si le mal qui frappe les cheptels venait à être terrassé à son tour, alors là, les prix des viandes et même ceux des fruits et légumes vont prendre l’ascenseur pour laisser le citoyen sur une « grosse » faim, renchérit l’interlocuteur.

A Saïda, et « bien qu’aucun cas de fièvre catarrhale (blue tongue) n’a été décelé dans la wilaya », confirme la DSA, la crainte de l’épizootie ayant touché le cheptel des wilayas voisines s’est répercutée sur le prix de l’ovin notamment. En effet, le mouton est cédé entre 6.000 et 8.000 DA la tête, selon la variété, « car seule la race blanche est recherchée », affirmera un maquignon, ajoutant que les gros commerçants du centre de l’Algérie qui venaient s’approvisionner à Saïda ont tempéré leurs achats « de peur d’acquérir des bêtes malades et perdre le marché ». Pour sa part, la direction des services agricoles rappelle que toutes les mesures préventives ont été prises « depuis le 2 août dernier », précisera M. Boulenouar.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran