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Perturbations au port d’Alger

 
Le port d’Alger a connu une forte pagaille et 1700 voyageurs à destination de Marseille étaient bloqués en raison de la grève des travailleurs de la compagnie française, la Société nationale maritime Corse-Méditerranée (SNCM).
jeudi 7 septembre 2006.

Perturbations au port d'Alger. Le car-ferry, qui devait être sur Alger la matinée, est bloqué au port de Marseille en raison de la grève des travailleurs de la SNCM. Au niveau de la direction du port d’Alger, un comité de crise est constitué afin de trouver une solution d’urgence à cette situation. Le comité est composé des responsables de la direction du port d’Alger, de l’ENTMV, de la Cnan, des douanes, de la sécurité du port d’Alger, de la wilaya d’Alger et de M. Mouly, directeur des lignes Maghreb de la SNCM, qui s’est déplacé pour la circonstance.

Au terme de la réunion, il est décidé d’évacuer 35 des 300 véhicules en attente sur le port de Béjaïa, où ces derniers devraient prendre le cargo Tablat pour Marseille. D’autres seront pris en charge par d’autres bateaux, notamment ceux de l’ENTMV. “La Cnan ne peut prendre en charge des voyageurs, avec le problème du Millénium Express ; nous subissons déjà le pire”, souligne des responsables de l’EPA. “35 véhicules, avec à bord une centaine de passagers, partiront sur Béjaïa d’où ils embarqueront dans la journée. Pour le reste des passagers, deux avions charter seront affrétés par la SNCM afin d’évacuer d’autres passagers. Un autre avion et un autre bateau prendront en charge demain le reste des passagers”, dira M. Cherifi, directeur commercial de l’ENTMV et consignataire de la SNCM, qui parlera au nom de l’armateur.

À la gare maritime, c’est le chaos total. En attente sous un soleil de plomb depuis des heures, les passagers véhiculés n’en peuvent plus. “C’est ça les services des compagnies françaises ?” lance une dame au volant de son véhicule. Le ras-le-bol est à son comble. “En plus du bateau qui ne vient pas et du retard, on nous a fait payer l’accès aux toilettes”, déplore un autre voyageur. Dépassés, les responsables de la sécurité du port ne savent plus comment organiser la foule, qui s’impatiente depuis un long moment déjà. “Nous sommes sans rien depuis très tôt le matin. Ni eau ni nourriture. Rien. Le lait de mon bébé a tourné et il n’y a même pas moyen de lui préparer un autre”, dira une autre passagère. Elle est au port avec son mari et ses quatre enfants depuis 7h30.

Enfin une bonne nouvelle ! El-Djazaïr II de l’ENTMV sera au port à 16 heures et se chargera de transporter le maximum de véhicules. Les formalités d’embarquement sont immédiatement engagées, même si le bateau n’est même pas arrivé et qu’il ne quittera le port d’Alger qu’aux environs de 20h. “Tant mieux qu’un bateau arrive, mais nous devons par la suite poursuivre notre voyage jusqu’en Allemagne. Qui aura le courage de continuer après une telle aventure ?” Combien de véhicules pourront embarquer à bord d’El-Djazaïr II ? À 15h personne ne pouvait encore le dire. Une chose est sûre, tout le monde prie pour être de cette première traversée. En plus de la prise en charge des passagers, certains responsables de la structure portuaire parlent d’une réparation de 2 000 DA proposée aux passagers.

Synthèse de Billal, algerie-dz.com
D’après Liberté