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La lutte contre le blanchiment d’argent en Algérie

 
L’état de la lutte contre le blanchiment d’argent en Algérie a été l’un des thèmes principaux d’un séminaire tenu l’école des magistrats à El-Biar, en présence d’experts et de magistrats français venus partager leur expériences avec leurs homologues algériens.
mercredi 20 septembre 2006.

La lutte contre le blanchiment d'argent en Algérie. La rencontre s’est déroulée à huis clos. Selon un membre de la cellule du traitement du renseignement financier, Abdelkrim Djaadi, la rencontre qu’organise le ministère de la Justice s’inscrit dans le cadre de « la formation continue des magistrats qui se spécialiseront dans ce domaine ». Cette cellule qui est encore à ses débuts, puisque son installation remonte seulement à février 2005, est, selon ce même interlocuteur, « en phase de structuration ». De ce fait, une évaluation des activités du CTRF en Algérie ne peut être donnée.

Cela dit, A.Djaadi a indiqué que la cellule de renseignement dont il est membre a connu une « intense activité » sans pour autant parler de la nature des dossiers qui ont fait l’objet de traitement ni encore de leur nombre. La justification donnée est que « la CTRF ne dispose pas encore de tous les mécanismes pour faire ce genre d’évaluation ». Rappelant que ladite cellule est composée d’un conseil directoire et d’un secrétariat général, qui s’occupe du côté administratif et logiciel, Djaâdi a déclaré que cette structure a pour mission de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Algérie.

Le directeur des enquêtes de la cellule de renseignement française, Leblanc Christian, a indiqué pour sa part que le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ne sont pas « convergents ». « Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ne sont pas forcément convergents », a déclaré Leblanc à la presse, en marge d’un séminaire sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, précisant toutefois qu’ »il arrive à un moment où ils peuvent l’être ». Plus explicite, il a précisé que « les organisations terroristes ont besoin, quelques fois, pour des besoins de finances, d’exercer un certain nombre d’activités illicites dont elles tirent les revenus pour leurs activités ».

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran