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Kabylie : hausse des prix des légumes

 
La ville de Tizi Ouzou en Kabylie a connu une hausse significative des prix des légumes qui a atteint 30% dans certains marchés à la veille du mois de ramadhan.
dimanche 24 septembre 2006.

Kabylie : hausse des prix des légumes Cette montée, non moins exceptionnelle en cette periode à grande consommation, devra influencer, négativement sur les indices des prix durant ce mois sacré en Kabylie. Les ménages, baromètre de l’économie par excellence, sont ainsi appelés à débourser plus dans le chapitre « cuisine » au détriment des autres biens de consommation tels les habits, éducation, santé et loisir. Il est vrai que les prix des fruits n’ont connu qu’une relative hausse pendant le mois précédent, ceux des légumes, sans exception, ont franchi le seuil des 150% d’augmentation tels le céleri qui a passé de 30 à 80 dinars/ kg, le chou-fleur qui se vend désormais à 70 dinars/kg contre 40 dinars/kg le mercredi et jeudi derniers.

Mais c’est la pomme de terre qui devient inaccessible aux consommateurs puisque cédée, hier entre 45 et 50 dinars le kilogramme. Ce produit très prisé en somme, n’a cessé de creuser l’écart entre le prix pratiqué le mois passé (entre 20 et 28 dinars/kg) et celui appliqué depuis la semaine passée, puisque vendu à 30 à 35 dinars/kg. Les prix affichés, hier, sur ce produit sur les étales du marché de détail des fruits et légumes de la ville de Tizi-ouzou en Kabylie dénotent sur l’envol de la mercuriale qui n’est pas prête à fléchir. Cela est d’autant plus crédible eu égard au même prix appliqué sur de la pomme de terre de piètre qualité étalée dans ce même marché. Les détaillants que nous avons interrogés renvoient, à l’unanimité, la responsabilité de la flambée des prix des légumes aux mandataires et autres grossistes négociants au marché de gros. Ces derniers, pour leur part, s’en lavent les mains et renvoient la balle aux producteurs agricoles qui « profitent de la semaine d’avant et des premiers jours du mois de carême pour engranger le plus de bénéfices sur leurs produits ».

Si l’on tient compte des déclarations du bureau national de l’UGCAA, faites le mercredi dernier, sur les raisons de l’instabilité des prix de la pomme de terre, celle-ci deviendra complètement inaccessible aux ménages aux revenus modestes si toute fois, l’Etat n’intervient pas pour réguler et stabiliser le prix de ce légume à très large consommation, via une opération d’importation, ne serait-ce que temporaire, des quantités suffisantes pour alimenter le marché. Les petits commerçants en fruits et légumes de Kabylie ne cachent pas, par ailleurs, leur conviction sur l’existence de manœuvres spéculatives à large échelle sur l’ensemble des produits mais surtout sur la pomme de terre. « Les détaillants qui se sont approvisionnés avant l’aube ont eu la chance d’acheter moins cher que ceux qui débarquent au marché de gros dés 4 heures du matin », dira un jeune commerçant installé près du marché couvert de la ville des Genêts. Il avoue que la spéculation est réelle sur tous les légumes et fruits, puisqu’il précise que s’il est resté au marché de gros jusqu’au lever du jour, il cédera ce qu’il a acheté à des prix doublés voir triplés.

Synthèse de Mourad, algerie-dz.com
D’après la Dépêche de Kabylie