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L’Algérie s’engage dans la lutte contre le terrorisme

 
L'Algérie s'engage dans la lutte contre le terrorisme L’Algérie qui a acquis une longue expérience dans la lutte contre le terrorisme, propose par la voix de son ministre des AE, Mohamed Bedjaoui, la signature d’une convention globale qui vise à lever l’amalgame entre le terrorisme international et l’islam.
mercredi 27 septembre 2006.

La définition stricte et claire du terrorisme a toujours été le leitmotiv de la diplomatie algérienne auprès des instances onusiennes. Le ministre des Affaires étrangères n’a pas raté l’occasion de son passage, lundi dernier, au siège de l’ONU à New York, pour marteler cette exigence. Intervenant lors du débat de la 61e session de l’organisation, Mohamed Bedjaoui qui s’exprimait au nom de l’Algérie, s’est fait l’écho d’une initiative concrète résidant dans la conclusion d’une convention globale contre le terrorisme international, susceptible de lever les équivoques autour de cette question. Le chef de la diplomatie algérienne a inscrit sa proposition dans “l’urgence”.

Selon lui, la convention que propose l’Algérie est le cadre idoine visant à tracer une frontière entre “la lutte légitime des peuples contre l’occupation étrangère et les actes perpétrés par des individus ou des groupes terroristes”. En outre, elle engage la responsabilité des États en évitant “l’amalgame qui est fait entre ce fléau (le terrorisme, ndlr) et une religion, une civilisation ou une sphère géographique données”. Ces précisions de M. Bedjaoui interviennent au lendemain de la polémique suscitée par le pape Benoît XVI autour de l’essence prétendue violente de l’islam. La proximité entretenue entre l’islam et le terrorisme est consolidée depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Or, bien avant l’émergence du terrorisme international, des pays comme l’Algérie, qui ont eu à subir la déferlante intégriste, avaient constamment défendu la religion d’être responsable des crimes commis en son nom. Mais en ce temps-là, la communauté internationale était confinée dans une paisible impassibilité. Dans son discours devant les représentants des membres de l’ONU, M. Bedjaoui a fait mention à cette époque en précisant que l’Algérie “a souffert dans l’indifférence des uns et des autres”. Maintenant que le fléau a débordé sur le flanc international, notre pays, selon lui, “ne peut que se féliciter de la prise de conscience de la communauté internationale de la gravité de la menace que fait peser le terrorisme sur la paix et la stabilité”.

Synthèse de Billal, algerie-dz.com
D’après Liberté