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Abdelaziz Bouteflika ratifie l’extradition des "Afghans Algériens"

 
Le président Abdelaziz Bouteflika a ratifié le contenu de l’accord relatif à l’extradition des "Afghans Algériens", conclu entre l’Algérie et le Pakistan.
lundi 17 mai 2004.

L’accord, signé par l’ex-ministre de la justice, Mohamed Chorfi, avec le ministre de l’intérieur pakistanais, Makhdoum Said Fasl, détermine le cadre et les conditions de "l’extradition des terroristes" entre les deux pays, et ce, pour "une durée indéterminée".

L’accord en question a été rendu publique dans le dernier numéro du journal officiel, après sa ratification par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le 19 avril dernier.

Les services de sécurité des deux pays pourront, ainsi, entamer le règlement des dossiers maintenus suspendus, jusqu’à aujourd’hui, concernant "les Afghans algériens", détenu, depuis deux ans, dans les prisons d’Islam Abad et de Peshawer.

Cet accord est prévu, par les observateurs, de toucher plus de 45 éléments des "Afghans algériens", (les algériens qui ont participé à la guerre afghane avant de soutenir, d’une manière directe, les groupes islamistes armées activants en Algérie, durant la derniére décennie".

Il est à rappeler que le ministre pakistanais avait annoncé, il y a deux ans, l’arrestation de plus de 30 algériens, dans les premiéres semaines qui oint suivi la chute du régime des Talibans en Afghanistan.

Selon les déclarations de la police locale pakistanaises, faites à l’agence "Associated press" à Islam Abad, un grand nombre d’algériens au Pakistan, et à leur tête "Abou Soleimane", chef de l’organisation al-Qaida au Pakistan, sont recherchés par les autorités de ce pays.

Signalons que l’accord signé entre l’Algérie et le Pakistan indique, dans son préambule, que les deux pays visent, par le biais de cet accord, à "coopérer en matiére de lutte contre le terrorisme international et le crime organisé", ainsi que l’engagement de chacun des deux pays à extrader, au profit de son cosignataire de l’accord, "tout individus poursuivi par la justice algérienne ou pakistanaise, présent su-r le territoire de l’un des deux pays".

L’article 04 de l’accord stipule que l’échange des criminels entre l’Algérie et le Pakistan n’est plus valable dans certains cas. "Lorsque le crime, dont l’auteur fait l’objet d’extradition, a un caractére politique", par exemple.

Des exceptions ont également été signalées, comme l’agression contre le Président de l’Etat ou l’un des membres de sa famille, et au cas d’acte terroriste". Ces derniers cas ne sont pas considérés, par l’accord, comme des crimes politiques.

Par ailleurs, l’article 08 accorde au pays de réception, la liberté de trancher concernant les demande d’extradition émanant de plusieurs pays à la fois, à propos d’un même terroriste. Ce cas correspond à celui des "Afghans algériens", qui ont participé à des agressions et des explosions dans plusieurs capitales européennes ou aux Etats-Unis. A propos desquelles le réseau d’Hambourg, la cellule de Barcelone, ou le Groupe de Ressam et Dahoumane sont impliqués. La nationalité des concernés et la date de la réception des demandes d’extraditions doivent, cependant, être prise en compte dans ces cas-là.

Par Anis Rahmani, El Khabar