ACCUEIL     RENCONTRES     DONATION     FORUM

La délinquance juvénile en hausse en Algérie

 
La progression de la délinquance juvénile en Algérie ces dernières années fait dire aux psychologues de la gendarmerie nationale que les parents manquent de plus en plus à leurs responsabilités.
mercredi 4 octobre 2006.

La délinquance juvénile en hausse en Algérie Le commandement de la gendarmerie nationale a lancé une campagne de sensibilisation et d’explication à travers les établissements scolaires en Algérie. A cet effet, le lycée « Djamel Eddine Al Afghani » à Alger a abrité dans la soirée de lundi une rencontre avec de jeunes lycéens et lycéennes. « Toxicomanie en milieu scolaire », « violence sexuelle », « prostitution », « inceste », tout ou presque a été déballé devant les jeunes adolescents pour les sensibiliser mais surtout leur faire comprendre que « l’irréparable » peut vite arriver si on ne fait pas attention.

Un reportage réalisé par l’institut des sciences politiques et de l’information montrant des jeunes filles racontant les circonstances de leur viol a été projeté. La projection raconte tout le drame que vivent ces jeunes filles qui n’ont pas encore atteint l’âge de raison. Violées par des terroristes, leurs petits amis ou même par des proches, ces jeunes filles décrivent toutes la même chose, à savoir que rien n’est plus pareil après. Mais ce qui a « choqué » les lycéennes présentes à la rencontre, c’est incontestablement l’affaire d’un homme âgé de 54 ans qui a abusé de 8 lycéennes durant près de cinq années à l’ouest d’Alger. L’homme a été arrêté et emprisonné depuis plus d’un mois.

La « démission » de certains parents vis-à-vis de leurs enfants est largement commentée par la psychologue de la gendarmerie, Mme Boukaoula Wassila, qui appellera les parents à se rapprocher de leurs enfants avant qu’il ne soit trop tard. La psychologue a été par ailleurs catégorique. Selon elle, de plus en plus de lycéennes s’adonnent à la drogue, un phénomène, soulignera-t-elle, relativement récent dans notre société. Le manque de communication entre les membres de la famille peut causer des dégâts insoupçonnables sur la famille et la société, ajoute Mme Boukaoula. Les chiffres dévoilés lundi soir par la gendarmerie nationale sont préoccupants. Ainsi, en 2005, le nombre de mineurs impliqués dans des crimes et délits s’élève à 3.162 contre 3.123 l’année précédente.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran