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L’Algérie face à l’invasion acridienne

 
L’Algérie ainsi que le Mali, la Mauritanie, le Maroc et le Sénégal ont été invité par le groupe antiacridien de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), pour prendre les mesures nécessaires contre une probable invasion des criquets pèlerins détectés dans le nord-ouest de la Mauritanie.
lundi 16 octobre 2006.

L'Algérie face à l'invasion acridienne Ces nouvelles infestations proviennent probablement de reproductions non détectées qui auraient eu lieu au cours des deux derniers mois en Mauritanie ou, peut-être, dans les zones adjacentes du nord-ouest du Mali, selon les experts. Des ailés sont actuellement présents dans les zones récemment arrosées à quelque 150 km au nord-est de Nouakchott où ils se concentrent dans la végétation verte. Les équipes de terrain rapportent que de plus en plus d’ailés deviennent grégaires et pondent. Les œufs devraient éclore dans une dizaine de jours.

Des prospections sont en cours dans les aires de reproduction estivale du sud et du centre de la Mauritanie, du nord du Niger et dans les zones méridionales du Maroc et de l’Algérie. Saïd Barkat, ministre de l’Agriculture, a tenu à préciser que l’Algérie est « prête à faire face à une éventuelle invasion de criquets. Si ces essaims arrivent chez nous, l’Algérie est en mesure de traiter plus de 600 000 ha de régions infestées par jour ». La Mauritanie et l’Algérie avaient décidé, début décembre 2005, de mettre en place des « bases » pour lutter contre les criquets pèlerins à leurs frontières communes.

Les criquets pèlerins constituent une véritable menace pour l’agriculture des pays qu’ils traversent, dévorant une grande partie de la végétation sur leur passage. Les pays affectés, la communauté internationale et la FAO ont dépensé plus de 400 millions de dollars pour combattre la recrudescence acridienne. Les invasions antérieures ont démontré la faiblesse des services antiacridiens des Etats sahéliens pour conduire la lutte préventive et faire face aux situations d’urgence et la difficulté à mobiliser efficacement et rapidement la communauté internationale. Les criquets pèlerins sont capables de détruire, en 24 heures, des cultures destinées à nourrir plus de 250 000 personnes.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après El Watan