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La déperdition scolaire en Algérie

 
Le phénomène de la déperdition scolaire en Algérie toucherait 400000 élèves chaque année, selon le représentant des Nations unies pour l’enfance en Algérie, Raymond Janssens.
jeudi 19 octobre 2006.

La déperdition scolaire en Algérie « Il es vrai que les pouvoirs publics algériens ont fait beaucoup de progrès dans la promotion du droit de l’enfant et de la femme ainsi que dans la lutte contre l’analphabétisme en Algérie. Mais, selon le représentant de l’Unicef, il y a une chose d’une grande importance qu’il ne faut surtout pas négliger, c’est le cas des 400.000 élèves, peut-être plus, qui quittent l’école chaque année » fait remarquer Raymond Janssens. Ce dernier déclare que les membres de son bureau sont allés à la rencontre des représentants du ministère de l’Education pour chercher ensemble des moyens afin de freiner le phénomène de la déperdition scolaire.

Raymond Janssens plaide pour une école gaie et attractive. « Nous préconisons le recours dans les écoles à beaucoup plus d’activités périscolaires telles que l’informatique, le sport, le théâtre, le dessin et la lecture... Des activités créatives qui font appel à l’imagination de l’enfant ». Et d’ajouter, « mettre tout simplement des couleurs pour motiver davantage les élèves ». Pour Janssens, cela est possible aujourd’hui avec la nouvelle mesure adoptée par le ministère de l’Education au mois de mars dernier, qui oblige les directeurs des écoles à présenter un projet d’établissement qui sera évalué à la fin de l’année. Le représentant de l’Unicef en Algérie a aussi recommandé l’entretien et l’embellissement des établissements afin de permettre aux enfants de s’épanouir, sachant qu’ils passent beaucoup plus de temps dans les écoles que chez eux .

Quant à l’accord signé entre l’Unicef et l’association Iqraa, Raymond Janssens a fait part de l’engagement de l’organisation mondiale qu’il représente, en indiquant que celle-ci a accordé 50.000 dollars pour une période de 5 ans au profit de l’Algérie pour former et accompagner l’association Iqraa et d’autres dans la lutte contre l’analphabétisme. « Ce montant peut augmenter selon les besoins et selon les activités tracées dans le plan d’action qui sera adopté conjointement par le bureau de l’Unicef en Algérie et l’association Iqraa », a précisé le représentant de l’Unicef. La présidente de l’association Iqraa a exposé pour la circonstance le problème des moyens, surtout financiers, allant jusqu’à dénoncer des walis qui refusent depuis 3 ans de lui octroyer des subventions qui sont de l’ordre de 5.000 DA, sous prétexte que l’association est une association nationale. Elle réclame en outre un budget de fonctionnement de la part de l’Etat pour élargir davantage son plan d’action.

Synthèse de Rayane, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran