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Mort de six harragas à l’ouest de l’Algérie

 
Le Cross d’Oran (ouest de l’Algérie) a repêché avant-hier, six cadavres de jeunes algériens au large des Coralès sur la côte ouest oranaise, et qui faisaient partie d’un groupe de 14 personnes qui tentaient d’immigrer illégalement vers l’Europe.
jeudi 26 octobre 2006.

Mort de six algériens à l'ouest de l'Algérie Selon la protection civile d’Oran, deux autres harraga ont pu rejoindre, sains et saufs, à la nage et sur une distance de 8 kilomètres, la terre ferme. Les deux rescapés seraient actuellement détenus au niveau de la brigade de gendarmerie de Bousfer, dans la daïra d’Aïn El-Turck, en attendant leur présentation devant la justice, affirment, par ailleurs, des sources concordantes. Selon ces mêmes sources, le groupe de harraga en question était composé au total de 14 membres. Sept candidats à l’émigration clandestine étaient, donc, toujours portés disparus, hier, précisent nos sources.

Pour le deuxième jour consécutif, les patrouilles du Centre régional des opérations de sauvetage et de secour (CROSS) d’Oran (ouest de l’Algérie) poursuivaient hier inlassablement leurs recherches dans l’espoir, même s’il est minime, de trouver d’éventuels survivants. Les cadavres qui ont été repêchés par deux équipes d’hommes-grenouilles ont été déposés par la protection civile au niveau de la morgue du CHU d’Oran. Jusqu’à la mi-journée d’hier, une seule des 6 victimes a pu être identifiée. Il s’agit d’un jeune homme âgé de 23 ans, originaire de la daïra de Maghnia, wilaya de Tlemcen. C’est la famille de la victime, présente hier au service de médecine légale de l’hôpital pour les besoins de la procédure légale en vue d’en récupérer le corps pour l’inhumer, qui a procédé à l’identification.

Pour les cinq autres victimes, toutes admises sous X, elles devront rester au niveau de la morgue du CHU d’Oran jusqu’à leur identification. A l’heure actuelle, aucune information officielle n’a pu être rendue publique par les services de sécurité habilités à communiquer, notamment en ce qui concerne les circonstances exactes de ce drame. Néanmoins, selon certains témoignages rapportés par les membres de la famille de la victime qui a été identifiée, le groupe des 14 harraga aurait pris le large très tôt dans la matinée de mardi, à bord d’un glisseur de 4 mètres 20. En faisant coïncider leur départ avec le premier jour de l’Aïd, les 14 candidats à l’émigration clandestine espéraient, d’un côté, déjouer la vigilance des patrouilles des gardes-côtes et, de l’autre côté, mettre à profit les conditions météorologiques jugées idéales durant toute cette semaine pour assurer la réussite de leur traversée.

Synthèse de Bilal, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran