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Le GSPC déclare la guerre à l’Algérie

 
Principal groupe terroriste en Algérie, le GSPC a revendiqué les deux attentats qui ont visés les commissariats de Police de Réghaïa et de Dergana, dans la banlieue est d’Alger, et a renouvelé son rejet de la politique de réconciliation nationale.
samedi 4 novembre 2006.

Le GSPC déclare la guerre à l'Algérie “Les moudjahidine ont mené deux conquêtes à l’aide de deux voitures piégées contre deux commissariats de police à Réghaïa et à Dergana (...)”, écrit le GSPC dans ce texte repris par l’AFP. Les terroristes “ont choisi le moment adéquat pour éviter les pertes dans les rangs de nos Frères musulmans”, ajoute le groupe dirigé par Abou Mossaâb Abdelouadoud. Le groupe affirme qu’“au moins 30 policiers” ont été tués ou blessés, contredisant ainsi le bilan officiel de ce double attentat. Quelques heures après les deux explosions, la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) avait annoncé que les deux attentats ont fait trois morts et 24 blessés. La police avait précisé que les trois morts étaient des civils, dont une femme, et que parmi les blessés figuraient des policiers.

Dans ce communiqué, le GSPC annonce qu’il n’a pas l’intention de renoncer aux actions terroristes. “Après ces deux conquêtes et la série de grandes explosions visant les apostats, notre combat se poursuivra contre les croisés et leurs agents apostats”, écrit le GSPC, en appelant les Algériens à “soutenir leurs frères moudjahidine par leurs armes, l’argent et la prière”. Le communiqué du GSPC, dont le ralliement au réseau terroriste Al-Qaïda avait été annoncé à la mi-septembre par Ayman Al-Zawahiri, bras droit d’Oussama Ben Laden, confirme encore une fois son rejet de l’offre de paix du président Bouteflika fondée sur le pardon, la reddition et le repentir.

Le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, avait affirmé, en marge des festivités du 52e anniversaire du déclenchement de la Révolution, que les groupes terroristes encore en activité ont perdu entre 70 et 80% de leurs forces résiduelles. Cette “saignée” explique peut-être le recours du GSPC à ce type d’attentat qui était, durant la décennie noire du terrorisme, l’apanage de son ancien rival, le Groupe armé islamique (GIA), aujourd’hui quasiment inexistant. “Poser une bombe c’est facile à faire. Le recours des groupes armés aux explosifs est une preuve de leur faiblesse”, avait estimé Yazid Zerhouni qui s’est voulu rassurant après les deux attentats. Il est vrai que les attentats à la bombe se sont multipliés ces dernières semaines, particulièrement dans la région de Boumerdès.

La découverte récemment par les forces de sécurité d’une cache d’explosifs, prêts à l’emploi dans la région de Bouira, prouve que l’hypothèse d’un retour des attentats à la bombe, notamment à la voiture piégée, est à craindre. En effet, quelques heures après le double attentat de l’Algérois, des unités de l’armée ont découvert une cache d’explosifs dans la localité de Lakhdaria. Des bombes artisanales prêtes à l’utilisation, des quantités de plastique et d’engrais chimiques, qui auraient pu servir à fabriquer d’autres engins explosifs, ont été découvertes dans cette cache, attribuée à des groupes terroristes. De la nourriture et des lits ont été également découverts par les soldats lors d’une opération dans cette zone où sont implantés des maquis du GSPC.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après Liberté