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Le procès de la Banque commerciale d’Algérie reporté

 
Le procès très attendu de la Banque commerciale et industrielle d’Algérie a été reporté à une date ultérieure pour permettre à un prévenu de bénéficier de l’assistance d’un avocat, une décision prise par le juge après une première suspension d’audience.
mardi 7 novembre 2006.

Le procès de la Banque commerciale d'Algérie reporté Attendu, après plusieurs reports, le procès s’est ouvert, dans la matinée d’hier, vers les coups de onze heures avec l’introduction des 46 prévenus. Manquaient à l’appel onze accusés actuellement en état de fuite dont les Kharroubi, père et fils. Sur les 58 témoins appelés à la barre dans l’affaire des détournements de la Banque commerciale et industrielle d’Algérie, 16 étaient absents. Cependant le plus grand problème qu’a soulevé la défense, dont l’avocat Mokrane Aït Larbi, reste l’exiguïté de la salle.

En effet, c’est une centaine de personnes qui se sont entassées à l’intérieur de la salle d’audience entre avocats, une cinquantaine, parents d’accusés et représentants de la presse. La défense a crié à l’impossibilité de tenir le procès dans de telles conditions, tout en décidant de se retirer, et a appelé à ce qu’il se déroule dans une salle pouvant offrir toutes les conditions pour son bon déroulement tout en restant dans la compétence juridique de la cour d’Oran. On proposera même le palais des sports comme solution de rechange, à l’exemple des “grands” procès qui se sont déroulés à l’étranger et plus particulièrement en France.

57 prévenus doivent répondre du chef d’accusation de dilapidation et de complicité. Au box des accusés, des patrons de la BCIA, des cadres de la Banque extérieure d’Algérie, agence Yougoslavie (Oran) et Sig (Mascara) ainsi que des opérateurs économiques. Le préjudice financier occasionné à la BEA, qui s’est constituée partie civile dans ce procès, est estimé à 13 milliards de dinars. Pour rappel, en 2003 et suite à une plainte du directeur régional de la BEA, une enquête a été ouverte et conclue sur le préjudice financier subi par la BEA. Des traites étaient avalisées par la BCIA et encaissées par des commerçants auprès de la BEA sans que la Banque commerciale et industrielle d’Algérie n’arrive à les honorer.

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après Liberté