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L’Algérie et la France misent sur l’avenir

 
L’Algérie et la France sont condamnées à avoir un avenir commun, selon le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui s’exprimait devant les journalistes à l’occasion de la visite à Alger du ministre français de l’intérieur, Nicolas Sarkozy.
mercredi 15 novembre 2006.

Nicolas Sarkozy en Algérie. « Il est tout à fait clair que nous sommes condamnés à avoir un avenir commun », a souligné le chef de l’Etat. « Je crois que nous ne pouvons rien contre les lois de la géographie. Je me suis laissé dire dernièrement que l’Algérie et la France n’avaient pas l’intention de déménager », a ajouté le président de la République à la presse. « Je sais, de certitude, que l’Algérie ne peut pas déménager et, par voie de conséquence, il y a quelque part une condamnation, une fatalité qu’il faut assumer positivement », a-t-il encore précisé.

Interrogé sur le sort du traité d’amitié qu’Alger et Paris voulaient signer en 2005, et qui a été reporté sine die en raison de la controverse sur le passé colonial de la France en Algérie, M. Bouteflika a dit qu’il venait de recevoir M. Sarkozy « en tant qu’ami et ministre de l’Intérieur ». « Nous n’évoquons pas les problèmes qui ne sont pas à l’ordre du jour entre lui et moi », a-t-il dit. Interrogé sur les « excuses » réclamées par l’Algérie à la France sur son passé colonial, M. Bouteflika a dit qu’il n’avait pas voulu parler de ce problème aujourd’hui « parce que j’ai une opinion et que je ne voulais que mon opinion puisse engager mon ami Nicolas Sarkozy ».

Le ministre de l’Intérieur français, M. Nicolas Sarkozy, a par ailleurs indiqué avoir parlé avec le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, de l’amitié « nécessaire et indispensable » entre l’Algérie la France. « Je voudrais remercier très chaleureusement et très sincèrement le président Bouteflika qui a bien voulu me recevoir longuement. Tout au long de ces heures, nous avons parlé de l’amitié nécessaire et indispensable entre l’Algérie, ce grand pays, et la France », a déclaré M. Sarkozy à l’issue de l’audience que lui a accordée le chef de l’Etat. Il a, également, ajouté avoir parlé avec le président de la République « de la manière de conforter cette amitié et de la façon d’inscrire ces deux grands pays qui sont l’Algérie et la France dans un avenir commun ».

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran