ACCUEIL     RENCONTRES     DONATION     FORUM

Le Maroc a extradé les trois accusés de la BNA

 
Arrêtés et emprisonnés au Maroc, les trois algériens accusés dans l’affaire de la Banque nationale d’Algérie (BNA) ont été extradés en Algérie par les autorités marocaines.
jeudi 16 novembre 2006.

Le Maroc a extradé les trois accusés de la BNA Après dix mois de détention préventive à la prison civile de Salé (près de Rabat), Abderrahmane Achour, Rabah Hinouche et Hassiba Merarbi ont été embarqués hier à l’aéroport de Casablanca à bord d’un vol régulier vers Alger, où ils seront jugés pour détournement de 2.000 milliards de centimes de la BNA. Arrêtés début janvier dernier à Casablanca, la capitale économique du Maroc, où ils s’étaient installés après leur fuite, par la police judiciaire marocaine à la demande d’Interpol, en application d’un mandat d’arrêt international lancé contre eux par la justice algérienne, les trois mis en cause ont été remis aux autorités algériennes.

Leur extradition est le fruit d’une procédure judiciaire déclenchée par les autorités algériennes, à la fin de décembre dernier, visant à arrêter toutes les personnes impliquées dans ce détournement de fonds. En effet, la justice algérienne avait émis, au mois de décembre 2005, un mandat d’arrêt international contre les trois mis en cause sus-cités et demandé aux autorités judiciaires marocaines, quelques jours après leur arrestation à Casablanca, leur extradition en vertu de l’accord de coopération judiciaire entre l’Algérie et le Maroc, signé en 1963. Selon les termes de cet accord, le prévenu algérien arrêté sur le territoire marocain doit, à la demande des autorités algériennes, être remis à celles-ci dans un délai d’un mois après la signature du décret d’extradition. Et c’est ce qui a été fait dans le cas des trois mis en cause dans le détournement de fonds de la BNA.

Pour comprendre l’historique de cette longue procédure, il faut retourner au mois d’avril dernier, quand la Cour suprême marocaine (la plus haute instance du système judiciaire du royaume) statuait sur les pourvois en cassation interjetés par la défense des trois Algériens pour contester leur extradition. Lors de ce procès, des sources judiciaires marocaines avaient indiqué que « les trois prévenus seront transférés en Algérie sur la base d’un décret d’extradition ». En effet, les décrets d’extradition du Maroc des trois Algériens ont été signés, le 12 octobre dernier, par le chef du gouvernement marocain, M. Driss Jettou. A leur tour, les ministres de l’Intérieur et de la Justice marocains ont apposé leur paraphe sur les trois décrets.

Synthèse de Rayane, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran