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Le GSPC reprend du terrain en Kabylie

 
Regain d’activité terroriste du GSPC dans la wilaya de Tizi Ouzou. Après une légère accalmie, qui n’aura duré que le temps d’une brise de mer, et les folles rumeurs sur de probables redditions, les terroristes affiliés au GSPC de Hassan Hattab redoublent de férocité en Kabylie.
samedi 22 mai 2004.

Rien que durant ce week-end, trois bombes ont explosé. Le bilan est macabre : 1 mort et 9 blessés dans les rangs de l’ANP. Le premier attentat a été perpétré mercredi dernier en début de soirée dans la région d’Aït Ouarzedine, non loin de Tadmaït. Une bombe artisanale enfouie a explosé au passage d’une patrouille de l’ANP, faisant 4 blessés dont la vie n’est plus en danger. Suite à cet attentat, les militaires ont enclenché une opération de ratissage dans les maquis de Sidi-Ali Bounab, non loin du lieu où s’est produit l’attentat de mercredi. Là aussi, les terroristes ont fait exploser deux bombes, entre 9 h et 10 h, durant la matinée d’hier. Les deux engins explosifs ont été actionnés à distance au passage d’un convoi de l’ANP. L’un des attentats s’est produit au lieudit Oued Birane. Ce double attentat a causé la mort d’un militaire et occasionné des blessures à cinq autres éléments de l’ANP.
Tel est donc le bilan en l’espace de deux jours seulement dans une région où pullulent les groupes armés. Le 7 mars dernier, deux militaires ont trouvé la mort près du village Ichekalène, situé entre Tadmaït et Sidi-Ali Bounab. La bombe a fait aussi quatre blessés dans les rangs de l’ANP. Il y a une semaine, un ex-garde communal a trouvé la mort dans un faux barrage dressé par un groupe armé composé d’une dizaine d’éléments en treillis au col de Tirourda, situé aux limites territoriales des wilayas de Bouira et de Tizi Ouzou.

Depuis quelques semaines, de nombreuses attaques à main armée, qui ont ciblé des agences postales ainsi que des attentats contre des pourvoyeurs de fonds ont été enregistrés dans la wilaya de Tizi Ouzou. La dernière attaque en date s’est produite à Aït Aïssi, dans la région de Béni Douala. Cinq éléments armés de PA, de kalachnikovs et de fusils à pompe ont emporté plusieurs millions de centimes.

Elle a été précédée par d’autres, notamment à Yattafen ou encore l’attentat contre les convoyeurs à Tissirt n’Chik, entre Mekla et Aïn El Hammam. Le 23 mars, c’est l’agence BNA d’Azazga qui a été attaquée. Un policier a été tué et un autre blessé pendant la retraite du groupe fortement armé. L’ensemble de ces descentes renseigne sur la capacité de nuisance des terroristes qui écument encore les maquis de Kabylie et ce, contrairement au discours distillé par les officiels sur la fin du terrorisme.

Par B.B., Le Matin