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L’augmentation des salaires en Algérie serait sans effet

 
Les augmentations des salaires dans la fonction publique en Algérie seraient sans effet significatif sur le pouvoir d’achats des fonctionnaires en raison de la cherté de la vie, selon un cadre de l’UGTA.
mardi 21 novembre 2006.

L'augmentation des salaires en Algérie serait sans effet sur le niveau de vie. Le représentant de l’UGTA en la personne de Lakhdar Badredine, secrétaire national des affaires économiques, les cadres du ministère du Travail et de la Sécurité sociale ainsi que du patronat réuni au forum du journal El Moudjahid se sont accordés à admettre que dans l’état actuel de la santé du dinar, l’effort de revalorisation demeure vain au regard de la cherté de la vie et de la spirale de l’augmentation du prix des produits de consommation.

La solution pour certains intervenants, dont le responsable de la centrale syndicale, réside dans la réévaluation de la monnaie nationale. « Nous avons fait le maximum et nous ne pouvons pas donner plus. L’effort que nous fournissons n’est toujours pas ressenti au regard des conditions des prix de consommation souvent non maîtrisées », a déclaré Lakhdar Badredine. Il a déploré le « départ massif » des compétences algériennes vers des entreprises étrangères installées en Algérie, relevant que celles-ci offrent des salaires « plus consistants alignés sur la valeur de l’euro ». Il a, dans ce sens, suggéré la mise en place d’un « système salarial qui rémunère les compétences » dans le but d’ »éviter de vider nos entreprises de leurs compétences ».

L’autre solution idéale serait que la production nationale se porte un peu mieux pour permettre aux entreprises de contourner le recours à l’importation qui démultiplie les prix des produits en Algérie. Consommer local serait la parfaite parade mais faut-il se hisser à la hauteur des normes de fiabilité internationale. Le syndicaliste met le doigt sur une autre plaie, celle qui corrompt les esprits, cette érosion du pouvoir d’achat dont souffrent toutes les catégories sociales. Ce qui rend vulnérables des pans entiers de l’administration et donc expose à des pratiques malsaines aussi dégradantes que la corruption. La récente tripartite n’a-t-elle donc pas réglé tous les problèmes. Badredine répond par l’affirmative sans remettre en cause le travail titanesque entrepris dans ce cadre mais dont « il reste sans doute beaucoup à faire pour répondre à toutes les attentes ».

Synthèse de Billal, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran