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Les algériens expatriés veulent soutenir l’Algérie

 
Beaucoup d’algériens qui ont quitté l’Algérie durant les années 80 et 90, souhaitent soutenir la mère patrie, soutenu en cela par la prise de conscience du gouvernement du rôle positif que peut jouer la diaspora algérienne en faveur du développement économique et de la modernisation de l’Algérie.
vendredi 24 novembre 2006.

Les algériens du monde veulent soutenir l'Algérie Le consul général d’Algérie en France, Abderrahamane Meziane Chérif, a réuni, il y a quelques jours , les représentants du mouvement associatif algérien en France pour leur faire part de ce que l’Algérie attend d’eux. Et de l’autre côté de l’Atlantique, au Canada, son homologue, Abdelaziz Sebaâ, lui renvoie l’écho, en appelant les associations algériennes à « constituer un réseau de solidarité et d’entraide ». La simultanéité des deux initiatives prouve au moins une chose : les décideurs d’Alger ont changé de stratégie dans leur façon de considérer la communauté algérienne à l’étranger.

On n’en est désormais plus dans l’incantation patriotique ressortie à chaque rendez-vous électoral. Le pouvoir d’Alger veut rompre avec sa fâcheuse manie de se rappeler des « émigrés » uniquement quand il a besoin de leurs voix, à l’occasion des scrutins. Il entend, dorénavant, tirer le meilleur de ses enfants qui, dans la majorité, occupent des postes stratégiques dans leurs pays d’accueil, notamment les émigrés bardés de diplômes de la dernière génération. Pour cause, depuis la fameuse Amicale des Algériens en Europe, l’Algérie est restée orpheline d’une représentation associative digne de ce nom et sa diaspora disséminée et séparée de la mère patrie dont elle ne garde que les couleurs de l’emblème en souvenir. Diplomatie parallèle

Pendant ce temps, beaucoup de pays arabes, ayant compris l’enjeu d’avoir un appui associatif, ont constitué des lobbies érigés en véritables courroies de transmission de leurs politiques pour défendre les intérêts de leurs pays respectifs. Il n’est qu’à voir l’activisme des associations marocaines en France, en Espagne, en Hollande et en Belgique et même aux Etats-Unis qui relayent la propagande de Sa Majesté par rapport au dossier sahraoui. L’Algérie, elle, a terriblement souffert, durant les années de braise, de l’image qu’on donne d’elle dans les capitales occidentales, à laquelle nos honorables ambassadeurs n’ont pu faire face. Une image en partie rendue possible par ce constat de carence d’une société civile algérienne à l’étranger réduite à pleurer sur un pays dont elle se détachait jour après jour. Mieux vaut tard que jamais.

Le fait que le gouvernement algérien a pris maintenant conscience de l’importance, mais surtout de la nécessité d’encadrer ses ressortissants d’ailleurs, notamment dans les grands pays, est déjà un pas en avant dans le processus visant à créer une sorte de diplomatie parallèle au grand bénéfice du pays. « Il est nécessaire d’élargir notre vision dans le cadre d’une nouvelle démarche, en favorisant la création d’associations socioprofessionnelles d’un type nouveau. » Ce propos du consul général d’Algérie en France résume parfaitement ce souci, nouveau, de rétablir les liens entre l’Algérie et ses enfants. M. Sebaâ, lui, appelle publiquement les Algériens du Canada à « s’affirmer en tant que minorité visible ». C’est dire que les autorités algériennes semblent avoir décidé d’investir le terrain du lobbying en Europe et aux Etats-Unis, à l’effet, pourquoi pas, de peser sur les décisions de leurs pays d’accueil, tout au moins, contrer la propagande anti-algérienne qui a le vent en poupe depuis plus d’une décennie.

Synthèse de Billal, algerie-dz.com
D’après El Watan