L’enseignement du Tamazight en Algérie piétineLe développement en Algérie de l’enseignement du Tamazight semble souffrir du manque d’enseignants spécialisés et à l’évidence, du manque de volonté politique pour assurer les financements nécessaires pour la promotion de la langue berbère.
mercredi 6 décembre 2006.
Outre cet aspect de libre choix, il y a le problème intrinsèque à la langue, celui de la normalisation, notion qui a focalisé l’attention des participants au colloque, dont des linguistes de renom comme Dalila Morsly, une ancienne enseignante de français à l’université d’Alger. Ou encore de Lakhdar Maougal, toujours enseignant dans la même université, ou encore Ounissi des Aurès. Il y a aussi la Marocaine Demnati Meryem, qui doit présenter aujourd’hui une communication sur l’expérience marocaine de l’enseignement de tamazight. Selon M. Dourari, directeur du Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de tamazight (CNPLET), une entité créée par décret exécutif en novembre 2003, « l’urgence est de doter cette langue d’une académie, d’un organe qui s’occupera en amont de son enseignement. Autrement dit, de recruter des chercheurs de rang doctoral qui proposeront des normes d’écriture, de syntaxe didactiséés pour dépasser le stade de l’oralité. Tous les points de vue sont valables et discutables ». Il laissera entendre que le centre qu’il préside n’a pas pour vocation d’imposer un système graphique qui a du mal a recueillir un consensus entre les partisans du caractère latin et ceux du caractère arabe. Le débat sur cette question est loin d’être clos. Si les chercheurs et les enseignants, dont le nombre demande à être relevé et le statut valorisé, préfèrent le latin, sur le terrain, notamment dans les régions arabophones d’Algérie, le choix penche pour l’arabe. A Batna, par exemple, après une cessation de l’enseignement, plus de 4.000 élèves sont revenus depuis 2005 à la condition d’utiliser les caractères arabes, explique Mme Bilek, sous-directrice chargée de l’enseignement et de la formation au HCA (Haut Commissariat à l’amazighité). Les travaux, qui doivent s’achever aujourd’hui, ont été ouverts par le ministre de l’Education nationale, M. Benbouzid, qui a mis en relief la volonté de l’Etat algérien, qui a reconnu le tamazight comme langue nationale, de lui offrir tous les moyens de sa promotion. Il a annoncé qu’une épreuve, sans préciser sa nature, sera introduite dans l’examen du BEM en juin 2007 et dans celui du bac en 2008. Synthèse de Kahina, algerie-dz.com
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