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Les étudiants de l’université de Tizi Ouzou dans la rue

 
Plusieurs centaines d’étudiants de l’université de Tizi Ouzou ont rejoint la marche organisée par la coordination locale des étudiants (CLE) pour exiger l’annulation de la réforme LMD et l’augmentation de la bourse.
mardi 12 décembre 2006.

Les étudiants de l'université de Tizi Ouzou protestent Sur initiative de la coordination locale des étudiants (CLE) de l’Université de Tizi Ouzou, plusieurs centaines d’étudiants ont battu le pavé de la ville pour crier leur ras-le-bol d’une situation pédagogique et sociale devenue “tout simplement insupportable”. De fait, c’est le tout Tizi qui a pu renouer, l’espace de quelques heures, avec l’ambiance des activités populaires contestataires. Il faut dire aussi qu’il s’agissait de l’une des marches les plus réussies que la ville ait connues ces derniers temps, tant sur le niveau organisation que sur la force de mobilisation.

Ils étaient, en fait, une douzaine de carrés (de 300 étudiants environ chacun) bien homogènes dans leur procession mais très intelligemment répartis pour éviter toute cohue. Lorsque la marche s’ébranla de l’université de Hasnaoua vers 10 h, les étudiants de l’université de Tizi Ouzou commençaient déjà à scander leurs premiers slogans, “descendant” tour à tour le recteur, la directrice de la cité Bastos et quelques-uns des responsables de l’ONOU (office national des œuvres universitaires). Au fur et à mesure que la procession humaine se déplaçait, les leitmotivs devenaient plus critiques et beaucoup moins subjectifs. On demandait entre autres revendications, la venue du ministre de l’Enseignement supérieur, l’augmentation de la bourse ainsi que l’annulation pure et simple de la réforme LMD.

Au sein des marcheurs, le désarroi et le désappointement sont les mêmes, et la liste des irrégularités, des manquements et des revendications s’avéra trop longue. On nous évoqua par exemple, la médiocrité de la formation, des diplômes sans statuts réels (DES et DEUA), des cités universitaires invivables et surchargées, transport insuffisant et très mal géré, l’absence de contrôle au sein des œuvres universitaires, ce qui a favorisé la corruption, bibliothèques affreusement vides, support micro-ordinateur insuffisants..etc. Ceci dit, les étudiants ont regagné leur point de chute, sis au siège de la wilaya, avec la ferme intention d’arracher une entrevue avec le wali. Un gigantesque sit-in a été improvisé sur place pour permettre à deux étudiants de lire la plate-forme de revendications.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après la Dépêche de Kabylie