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Le GSPC s’attaque aux étrangers en Algérie

 
Selon les services de sécurité en Algérie, le GSPC serait derrière l’attentat anti-américain qui a visé deux bus transportant des employés de la compagnie américaine Brown Roots et Condor, près d’Alger.
mardi 12 décembre 2006.

Le GSPC serait derrière l'attentat anti-américain L’attentat, qui a fait deux morts, le chauffeur du bus et un Libanais qui a succombé, hier, à ses blessures, et près de quinze blessés, a eu un impact médiatique considérable en Algérie et à travers le monde. Les agences du monde entier et les rédactions des médias occidentaux avaient, deux heures après l’attentat, annoncé l’information à côté de la mort de l’ancien dictateur chilien, Augusto Pinochet. En faisant le tour du monde en quelques heures -fait inhabituel, même l’Entv, d’habitude parcimonieuse concernant l’information sécuritaire, en a fait mention dans son JT de 20 heures, temps de grand audimat- l’attentat a mis en orbite le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc), vraisemblablement auteur du guet-apens, et c’était bel et bien le résultat escompté par les véritables auteurs.

La nuit même de l’attentat, qui avait eu lieu vers 17h40, un important détachement militaire ratissait les lieux, les lisières des routes et la dense forêt de Bouchaoui. Militaires, gendarmes et policiers conjuguaient leurs efforts pour cerner les auteurs de l’attentat. Vains efforts, puisqu’il n’y a ni coups tirés, ni accrochage entre les forces de sécurité et les terroristes, contrairement à ce qui a été rapporté par la presse. L’attentat avait été bref, calculé et minutieusement préparé : cibler le bus et actionner à distance l’engin explosif. Un attentat « propre », à moindre coût et dont l’impact psychologique et médiatique est certainement plus important que l’acte lui-même. Et on sait, désormais, que les étrangers en Algérie sont ciblés et « attaquables » partout où ils peuvent se trouver.

Bien que le contexte politique actuel est marqué par la présence inquiétante de forces contraires et qui s’agitent dangereusement à la lumière de la guerre lancée contre la corruption, avec notamment des « effets collatéraux », tel l’assassinat d’un juge d’instruction à Annaba, il semble bien que l’attentat de Bouchaoui soit l’oeuvre du Gspc, qui laisse tous les indices de son passage à proximité de la résidence d’Etat de Club des Pins. Le Gspc, sous le règne de « Abdelouadoud » a adopté une nouvelle stratégie : les attentats à l’explosif à distance. Cette stratégie permet d’opérer des attaques à moindre frais et de procéder à des actions meurtrières à moindre coût, épargnant plus de pertes au groupe, qui se retrouve réduit à près de 200 éléments opérationnels dans les wilayas du centre et de l’Est de l’Algérie.

Depuis qu’il a prêté allégeance à Al Qaîda, le Gspc tente de se donner une plus grande dimension et une envergure transnationale, afin, d’abord de justifier sa connexion avec l’organisation de Ben Laden, de frapper ensuite, même symboliquement, la France ou les Etats-Unis (que Zawahiri avait mis en garde), et de se donner du crédit auprès des populations en atteignant des cibles qu’il met préalablement en garde. « Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc) doit devenir l’os dans la gorge des Croisés américains et français », avait prévenu le n°2 de l’organisation Al Qaîda, Aymane al-Zawahiri. Cette formule belliqueuse lancée par le conseiller politique de Oussama Ben Laden constitue, aujourd’hui, la principale source d’inquiétude des services français et américains, qui craignent des attaques-surprises de la part des salafistes algériens.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après L’Expression