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L’Algérie doit neutraliser le GSPC

 
Le principal groupe terroriste en Algérie, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), constitue une menace pour le pays et son économie, d’où l’urgence pour le gouvernement de le neutraliser.
jeudi 14 décembre 2006.

Les terroristes du GSPC sèment la terreur en Algérie L’opération terroriste, menée à Bouchaoui, localité résidentielle située à une dizaine de kilomètres à l’ouest de la capitale, a fait un mort - le chauffeur algérien - et neuf blessés, dont quatre Britanniques et un Américain. Les intérêts occidentaux n’avaient pas été visés depuis plusieurs années en Algérie. Si la confiance dont jouissent les forces de l’ordre reste solide, 14 ans après le début du soulèvement islamiste, les compagnies étrangères impliquées dans le secteur des hydrocarbures voient désormais d’un nouvel oeil leurs mesures de sécurité, tout en balayant l’idée d’un éventuel ralentissement de leurs activités.

"Il s’agit d’un important rappel à l’intention des investisseurs étrangers de la nécessité de prendre très au sérieux la sécurité en Algérie", note Gavin Proudley, au nom de la société de conseil britannique Quest. "C’est un signal d’alarme qui indique que, même en Algérie, les risques sont toujours présents, bien que ce ne soit pas au quotidien", renchérit sa collègue Sarah Meyer, de la firme Control Risks. Etrangers comme Algériens s’étonnent de la témérité des assaillants et de la facilité avec laquelle ils se sont joués du dispositif de sécurité. Plusieurs membres du gouvernement ont élu domicile à Bouchaoui, localité qui abrite de nombreuses familles fortunées ainsi qu’un hôtel fréquenté par les expatriés du secteur pétrolier, non loin de la résidence d’Etat du Club des Pins.

La veille de l’attentat, le président Abdelaziz Bouteflika avait prononcé un discours devant un parterre de walis (préfets) et de hauts responsables de l’Etat, réunis au Palais des nations, à trois kilomètres du lieu de l’attentat. Les agresseurs, qui ont mitraillé l’autocar, appartenaient vraisemblablement au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Ils entendaient signifier aux autorités que les lieux les mieux protégés ne sont pas à l’abri. Mais rien ne permet de savoir s’ils ont eut un coup de chance ou si l’opération, réellement montée avec soin, signale un virage stratégique et le début d’une campagne contre les intérêts occidentaux, souligne le quotidien El Watan.

Cet acte, qui vient s’ajouter à un double attentat aux camions piégés commis en octobre contre des commissariats de police de la banlieue est d’Alger, a été revendiqué lundi dans un communiqué attribué au GSPC et usant de la rhétorique anti-occidentale employée depuis que le mouvement a prêté allégeance à Al Qaïda, cet été. Avec son ralliement à l’organisation d’Oussama ben Laden, le mouvement, désormais réduit à un demi-millier d’hommes dont les coups de mains se limitaient aux zones isolées ou désertiques, semble avoir renoncé à l’instauration d’un régime islamiste pour s’orienter vers les actes ciblés, en zones urbaines, l’objectif étant de générer une émotion maximale et de faire autant de victimes que possible parmi les Occidentaux, estiment certains observateurs.

Synthèse de Billal
D’après Reuters