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Le GSPC veut destabiliser l’Algérie

 
Le GSPC qui accuse Bouteflika de livrer l’Algérie à la France et aux Etats-Unis, menace de s’en prendre aux Français et Américains qui soutiennent le gouvernement algérien.
jeudi 11 janvier 2007.

Les terroristes du GSPC veulent instaurer une république islamique en Algérie. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, a déclaré que Paris prenait "très au sérieux" les menaces terroristes du GSPC et que les services du renseignement suivaient "de très près tout ce qui concerne le GSPC et l’activité de ce type de groupes". Il estime à environ 40.000 le nombre de Français inscrits auprès des consulats en Algérie, dont 28.000 à Alger et 9.000 à Annaba.

Le 11 septembre dernier, jour du cinquième anniversaire des attentats aux Etats-Unis, l’Egyptien Ayman al-Zawahri, No2 d’Al-Qaïda, avait officialisé les liens entre son réseau terroriste et le Groupe salafiste pour la prédication et le combat en annonçant dans une vidéo que le premier avait prêté allégeance au second.

Dans le message vidéo publié mardi par un site islamiste, l’émir national du GSPC, Abdelmalek Droukdal, dit Abou Mossaâb Abdel Wadoud, affirme que "l’Amérique et la France pillent les trésors (de l’Algérie) et prennent le contrôle de nos destinées avec la collaboration du voleur Bouteflika". "Sache seulement, ô Bouteflika, et avec toi tes conseillers les généraux et tes maîtres croisés, que nous arrivons avec toute la puissance de Dieu", ajoute-t-il.

Il était impossible de vérifier l’authenticité du document, dont des extraits avaient déjà été mis en ligne samedi, avant la diffusion mardi de la transcription complète des 20 minutes d’enregistrement. Abdelmalek Droukdal, qui a succédé à l’été 2004 à Nabil Sahraoui, tué par l’armée en Kabylie (nord de l’Algérie), a vite affiché sa volonté d’internationaliser son action et de commettre des attentats hors du territoire algérien. Le groupe, également présent dans le Sahel, compte 600 hommes, selon les autorités algériennes.

Synthèse de Kahina
D’après AP