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Les boulangers annulent leur grève

Après négociations avec le ministère du Commerce
 
A quelques jours seulement de la mise à exécution de la menace de grève par les boulangers, le ministre du Commerce, Nourreddine Boukrouh, a préféré réagir favorablement aux doléances des boulangers, après leur avoir tenu tête pendant plus de deux mois.
mercredi 10 mars 2004.

Présent hier à l’ouverture des travaux de l’assemblée générale de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci), le ministre du Commerce a déclaré que la grève des boulangers n’aura pas lieu. Le gouvernement a finalement cédé à la pression exercée par le Comité national des boulangers (CNB) en acceptant de se pencher sur leur plate-forme de revendications. Des rencontres ont regroupé dimanche et lundi passés les responsables du ministère avec le CNB afin de négocier les différents points inscrits dans cette plate-forme. Sur le problème d’augmentation des prix de la farine panifiable, le ministre du Commerce a précisé que son gouvernement « va soutenir les prix de l’importation du blé dur qui sert à la fabrication de la farine ».

L’Etat a réajusté ainsi les prix du blé vendu aux minoteries à 1 300 DA le quintal, pour permettre au boulanger d’acheter sa farine à 2 000 DA le quintal. Concernant par ailleurs l’approvisionnement des boulangeries en la matière, notamment avec les ruptures des stocks de la farine sur le marché mondial, M. Boukrouh a tenu à rassurer les professionnels de ce secteur d’activité qu’une note sera transmise à l’ensemble des minotiers les obligeant à assurer l’approvisionnement des boulangers en farine dans le respect des délais et des prix. Dans un document signé conjointement par les représentants du ministère et le CNB, la tutelle s’engage effectivement à étudier un bon nombre de points liés à l’exercice de la profession de boulanger et à l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles.

Cependant évoquant la question de révision des prix du pain, le ministre, quoiqu’il n’écarte pas une éventuelle augmentation des prix dans les prochains jours, compte présenter un dossier au gouvernement ayant trait à des propositions de réaménagement des mécanismes relatifs aux prix et aux marges réglementées concernant les produits et services sensibles offerts à la consommation.

Après avoir pris acte de ces engagements, les boulangers décident de geler le mot d’ordre de grève, au grand soulagement des citoyens qui, de toutes les façons, ont toujours payé la baguette de pain à 10 DA au lieu de 8.

Rosa Mansouri, Le Matin