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L’Algérie est dans l’impasse selon le FFS

 
La panique s’installe dans le système et l’Algérie est dans l’impasse selon le premier secrétaire national du FFS, Ali Laskri, qui s’est montré très critique vis-à-vis du pouvoir.
samedi 20 janvier 2007.

Le parti de Hocine Aït Ahmed reste critique la gestion du pouvoir en Algérie. L’allocution faite par M. Ali Laskri à l’occasion de la tenue de la réunion du conseil national de son parti, au siège de la mutuelle des travaux publics de Zéralda, a été marquée par des critiques acerbes à l’encontre du « système ». Ainsi, selon le premier secrétaire national du FFS, « l’Algérie est dans l’impasse et les risques d’une évolution rapide et incontrôlée de la situation ne sont pas à écarter », ajoutant que « la panique qui s’installe dans le système à cause d’imprévus de calendrier risque de provoquer des déflagrations inattendues aux conséquences incalculables et que tout indique qu’à la moindre secousse, ce sont les piliers du système qui seront ébranlés.

Un système construit sur la corruption, le régionalisme, la rente pétrolière et dont le fonctionnement n’est assuré que par la puissante police politique ». Poursuivant son analyse sur la question, M. Ali Laskri dira que « la révision constitutionnelle annoncée par le chef de l’Etat, les auditions de ministres et les remaniements répétés du gouvernement, les changements opérés dans le corps des walis et des chefs de daïra, la probable révision de la loi électorale, le nouveau découpage administratif... ne sont que des convulsions institutionnelles d’un système qui, ne pouvant engager l’Algérie dans un processus politique sérieux, multiple les effets d’annonce et s’invente des réformes pour tenter d’animer le vide, le temps que les arrangements s’effectuent au sein de la coupole des décideurs ».

Evoquant le procès de l’affaire Khalifa, il indique « qu’il y a quelques années, cet empire financier a été présenté par les plus hautes autorités de l’Algérie comme étant un modèle de réussite et de créativité. Une certaine +élite+ a même été jusqu’à décerner la palme de +manager de l’année+, au vrai faux +patron+ du groupe. Aujourd’hui, nous assistons à un autre type de supercherie, c’est-à-dire une supercherie sophistiquée, qui tente de réduire la responsabilité d’un système, coupable de crimes politiques, de crimes économiques et de crimes contre l’humanité, à une simple affaire de caissiers, d’hôtesses de l’air et de gardes du corps personnels », a expliqué le premier secrétaire national du FFS.

Face à cette situation, le parti d’Aït Ahmed plaide pour « le retour à la démocratie, qui reste la seule voie qui permettra de sortir le pays de cette crise ». Pour Ali Laskri, « notre société recèle un potentiel démocratique extraordinaire, une énergie de mobilisation importante. Les politiques doivent formuler, mûrir et engager ce potentiel et cette énergie dans la reconstruction démocratique du pays et de la société ». Cela étant, en cette occasion, la direction nationale du FFS a programmé deux communications destinées aux cadres de son parti. La première, assurée par Daho Djerbal, professeur d’histoire à l’université de Bouzaréah, chercheur et directeur de la revue Naqd, a eu pour thème « la problématique de la quête du droit citoyen dans l’Algérie contemporaine ».

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran