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L’Algérie et le Maroc font face à la menace terroriste

 
L’Algérie et le Maroc étaient sur la liste des cibles d’une cellule terroriste du GSPC démantelée en Espagne et qui planifiait des attentats dans ces deux pays.
mercredi 7 février 2007.

Menace terroriste persistente sur l'Algérie et le Maroc. « La structure terroriste à laquelle appartiendrait le Marocain M’bark El-Jaâfari aurait effectué, depuis mai, des démarches pour envoyer trente-deux kamikazes en Irak afin d’y commettre des attentats-suicide et pour planifier des opérations à l’intérieur du Maroc et sur le sol algérien. » C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les responsables de la police espagnole, au lendemain de l’arrestation du Marocain, « soupçonné de liens avec Al Qaîda » et visé par un mandat d’arrêt international délivré par le Maroc, et arrêté lundi à Reus (nord-est de l’Espagne). « El-Jaâfari est soupçonné d’appartenir à une structure terroriste au service d’Al Qaîda et du Groupe salafiste pour la prédication et le combat, dédiée au recrutement de volontaires pour le jihad au Maroc, en Irak et en Algérie », a annoncé le ministère espagnol de l’Intérieur dans un communiqué.

Pour la formation de ses volontaires, cette structure « utilisait des camps d’entraînement dépendant du Gspc algérien ». La police espagnole affirme aussi que le Gspc se trouve actuellement à la tête d’une structure qui regroupe toutes les organisations terroristes du nord de l’Afrique appartenant au réseau Al Qaîda sous le nom « Al Qaîda du Maghreb ». Selon les autorités espagnoles, M’bark El-Jaâfari pourrait avoir effectué des entraînements en 2001 dans des camps supervisés par Al Qaîda en Afghanistan. Il sera présenté « dans les prochaines heures » à un juge de l’Audience nationale, la principale instance pénale espagnole, compétente en matière de terrorisme. Ces connexions des islamistes radicaux se confirment de jour en jour.

Il y a une semaine, dix-sept personnes accusées de relation avec le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu depuis peu Al Qaîda au Maghreb, ont été condamnées à des peines allant jusqu’à dix ans de prison ferme. Six d’entre elles avaient été remises par l’Algérie au Maroc, après avoir tenté de rallier le Gspc. Parmi les six personnes arrêtées sur le sol algérien, dans l’Oranie, figurent deux lycéens, membres du groupe, et qui ont écopé chacun d’une amende de 5000 dirhams (450 euros). Il y a deux semaines encore, les autorités marocaines avaient procédé à l’arrestation de 26 personnes de nationalité marocaine, toutes interpellées dans le cadre d’une opération antidjihadiste dans le Royaume chérifien. Les premiers éléments de l’enquête ont révélé l’existence de liens de soutien financier et logistique avec le Gspc algérien, le groupe islamique combattant marocain, ainsi qu’avec d’autres personnes connues pour leurs liens avec des milieux jihadistes, comme Mohamed Guarbouzi.

Synthèse de Billal, algerie-dz.com
D’après l’Expression