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La pauvreté recule en Algérie selon le CNES

 
La baisse de la pauvreté en Algérie entre 1995 et 2005 s’explique par le fort recul du chômage pendant la même période, selon le dernier rapport du CNES.
samedi 17 février 2007.

La pauvreté continue de baisser en Algérie. Le taux de chômage en Algérie serait de 12,4% en 2006, suite à l’importance des transferts sociaux qui s’élèvent à plus de 770 milliards de dinars, soit 50% de la fiscalité pétrolière et 12,6% du produit intérieur brut, du renforcement depuis 2000 des différents dispositifs d’emploi, et enfin des programmes publics PSRE et PNDAR. En cette matière, le rythme de création d’emplois enregistré est de plus 6,6% en moyenne par an, correspondant à la création de plus de 1,8 million d’emplois nouveaux.

Cette performance a permis de satisfaire toute la demande nouvelle de travail, estimée à 924 000 personnes depuis 2000, mais encore de réduire sensiblement le stock de chômeurs de près de 900 000 personnes. Pour autant, le rapport des réalisations voile d’autres réalités beaucoup plus alarmantes. C’est que 90% des postes de travail créés, sont des emplois d’attente. Le taux de permanisation n’est que de 10%. L’importante baisse de taux de chômage en Algérie est due moins à la conjonction entre l’augmentation de l’investissement dans la production et l’élévation du niveau d‘instruction et l’amélioration du capital humain qu’au volume de la dépense publique.

Les dispositifs relatifs à la création d’emplois ont mobilisé plus de 100 milliards de DA entre 2001 et 2005. Aussi, au-delà de l’efficacité des mécanismes de protection et de soutien à la création d’emplois, du reste discutable, et du niveau de rémunération des travailleurs, la question de l’emploi durable demeure une préoccupation majeure. Elle révèle l’urgente nécessité de mener à terme les réformes structurelles et institutionnelles si l’Algérie veut bénéficier davantage des opportunités offertes par la mondialisation, réaliser une croissance forte et durable et un niveau d’emplois plus élevé. Par ailleurs, la tendance au recul du chômage observé au cours de ces cinq dernières années laisse prégnant le poids des structures démographiques.

Synthèse de Kahina, www.algerie-dz.com
D’après Liberté