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L’Algérie classée 79e selon le CNES

 
Le classement de l’Algérie dans le domaine du développement humain effectué par le PNUD a été remis en question par le CNES dans son dernier rapport.
samedi 17 février 2007.

Le CNES revoit le classement de l'Algérie. Une remise en cause intervenue en présence même des experts du PNUD qui ont assuré et validé la conformité des calculs et des concepts utilisés dans le rapport du CNES présenté jeudi lors d’une rencontre organisée à la résidence El-Mithaq. Ce document soutient que le classement réel de l’Algérie serait la 79e place et non la 102e, grâce à un indice du développement humain (IDH) estimé à 0,761. L’écart semble trop important pour être plausible. Pourtant, selon M. Jean Charmes, expert du PNUD, les chiffres communiqués sont tout à fait « crédibles » et le résultat auquel a abouti le CNES l’est tout autant.

Quant aux écarts, ils s’expliquent, a-t-il précisé, par le fait que « le CNES s’est fondé sur des statistiques et des données récentes, alors que, pour élaborer son rapport mondial, le PNUD doit attendre la remontée des informations depuis l’Algérie, ce qui prend généralement beaucoup de temps avec, comme conséquence, un rapport final élaboré sur la base de données dépassées ». Pour arriver à ses conclusions, le CNES a pris en considération trois variables composant l’IDH, à savoir la longévité, l’instruction et le niveau de vie (PIB par habitant). S’agissant de la longévité, le rapport soutient que l’espérance de vie a gagné entre 1995 et 2005 environ 1,6 points, traduisant un gain de longévité de plus de 7 ans.

Une amélioration due à la baisse du taux de mortalité infantile, maternelle et générale. Quant à la seconde variable, le CNES relève que le niveau d’instruction a progressé durant la période considérée de 2 %, traduisant notamment une hausse du taux d’alphabétisation qui était de 76,3 % en 2005. Enfin, pour ce qui est du niveau de vie, le document note que l’indice du PIB en parité de pouvoir d’achat est passé de 0,64 en 1995 à 0,726 en 2005, et ce grâce notamment à une croissance économique soutenue. Sur ce chapitre, le rapport du CNES prend aussi en considération la baisse du taux de chômage à 15,7 % en 2005 et la hausse du PIB par habitant qui est passé de 1 496,8 dollars en 1995 à 3 116,7 dollars en 2005.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant