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L’Algérie lutte contre la criminalité

 
La hausse inquiétante de la criminalité en Algérie notamment à Alger impose une nouvelle stratégie de lutte contre ce fléau qui menace la société algérienne.
vendredi 23 février 2007.

La répression pour lutter contre la criminalité en Algérie. Dans un entretien à l’agence officielle APS, une source proche de la cour d’Alger a indiqué que les mesures en question sont entrées en vigueur fin octobre, coïncidant avec le début du mois de ramadan et la recrudescence des agressions, suite à « la décision du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, d’intensifier la lutte contre les actes de violence et les crimes perpétrés dans la capitale ». La décision du ministre prévoit des sanctions sévères contre les personnes coupables de crimes de vols de manière générale, de corruption, de détention, de consommation et trafic de stupéfiants et des crimes d’atteinte à l’honneur, ainsi que les personnes inculpées de port d’arme prohibée, de menace, de conduite en état d’ébriété et de coups et blessures volontaires, a ajouté la même source. « Des peines lourdes doivent être appliquées contre les coupables de ces crimes en Algérie, afin de concrétiser les objectifs de ces peines, à savoir la dissuasion générale et particulière », a observé la même source, avant d’ajouter que le ministère de la Justice établira un bilan semestriel de la mise en application de ces mesures.

Les nouvelles mesures prévoient, notamment, selon cette source judiciaire, le transfert des détenus, condamnés définitivement à Alger, vers les établissements pénitentiaires des wilayas de l’intérieur du pays, notamment Chlef, Laghouat, Médéa, Bouira. Dans le même contexte, relève la même source, les personnes résidant en dehors de la wilaya d’Alger et condamnées définitivement purgeront leur peine dans les prisons d’Alger. Assurant que l’objectif primordial de cette mesure est « d’éloigner les détenus de leur milieu criminel », l’intervenant a tenu à préciser qu’il ne s’agissait nullement d’« une campagne quelconque », mais plutôt « d’un aspect de la politique répressive qui se poursuivra jusqu’à l’éradication des fléaux sociaux affectant la wilaya d’Alger ». Estimant que le mérite « de ces résultats concrets » obtenus jusqu’à présent grâce aux magistrats qui « appliquent ces nouvelles mesures en toute liberté et autonomie », l’intervenant a tenu à saluer les efforts déployés par les services de sécurité qui « demeurent soucieux de la mise en œuvre effective de ces mesures ».

« L’attachement des autorités à l’application rigoureuse de ces mesures en vue de l’éradication des fléaux sociaux dans la capitale » s’explique par le fait que cette dernière « représente la vitrine de l’Algérie ». Notre source a précisé que ces mesures ne se limitent pas à la capitale mais seront étendues à l’ensemble des cours du territoire national. Répondant à une question sur le surpeuplement des prisons, l’intervenant a indiqué que des mesures ont été prises en vue d’y pallier, notamment par « la liberté conditionnelle » qui permet aux détenus ayant fait preuve d’une conduite exemplaire de quitter la prison avant le terme de leur peine. A cet égard, l’intervenant a souligné l’amélioration des conditions carcérales, citant, à titre d’exemple, les programmes pédagogiques et culturels dont bénéficient les détenus « à titre obligatoire ». Des procureurs de la République des tribunaux d’Alger ont souligné que les affaires liées à la petite et moyenne criminalité sont jugées, au niveau des tribunaux d’Alger, avec sévérité et dureté, notamment depuis la mise en œuvre, en octobre dernier, de mesures strictes contre les personnes arrêtées.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après la nouvelle république