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L’armée traque le GSPC en Kabylie

 
Les forces de l’ANP dépêchées en Kabylie ont lancé un vaste ratissage dans les maquis de la région et ont bombardé plusieurs repères des terroristes du GSPC.
jeudi 22 février 2007.

L'ANP mène la guerre au GSPC en Kabylie. Le résultat du redéploiement des forces étatiques de sécurité en Kabylie n’est pas encore officiellement rendu public. Mais, selon des informations recoupées, plusieurs indices renseignent sur l’efficacité de la riposte enclenchée par le commandement local de l’ANP, suite aux derniers attentats ayant fait dans la contrée précitée quatre morts et une quarantaine de blessés. L’on apprend qu’un terroriste a été arrêté, il y a moins de cinq jours, en lisière de Matoussa, agglomération située sur l’axe Chabet El Ameur - Tizi Ghennif. Nos sources signalent que cet islamiste armé a été capturé au moment où il se dirigeait vers un café du douar. En clair ce terroriste originaire dit-on de Aïn Defla et qui aurait survécu aux frappes de l’artillerie classique errait à cet instant précis, à la recherche d’une croûte.

Les aveux qui lui seront éventuellement soutirés donneront assurément un essor à la récente bataille engagée contre les hordes sanguinaires dans cette contrée. Celle-ci avait été investie encore, il y a deux jours, par d’autres renforts de l’armée régulière qui ont aussitôt pilonné des zones suspectes à cheval entre les municipalités de Chabet El Ameur, Kadiria et Lakhdaria. En tombant en amont sur ces collines, des centaines d’obus de gros calibre provoquaient au sol de grands trous. Ce fut un embrasement extraordinaire, désamorçant des bombes artisanales et labourant littéralement les lignes ennemies circonscrites. L’on imagine donc la difficulté d’établir un bilan sur le nombre de terroristes déchiquetés au fond des ravins suite à ces raids intensifs.

Un observateur de la scène sécuritaire locale nous fait savoir que l’hydre islamiste peut disposer de tranchées non encore localisées. L’ANP pointe encore, dans le même temps, ses canons sur d’autres fiefs de l’ex-GSPC, notamment dans les monts d’Aghribs et de Boumahni, près de Draâ El Mizan. Le système radar des hélicoptères de combat - sollicités à intervalles réguliers - permet, a-t-on rappelé de détecter les cible au sol. Et donc, on ne pilonne que sur renseignement précis. L’action des militaires est soutenue en amont par les services de la police judiciaire qui intensifient leurs recherches pour démasquer les relais de l’organisation terroriste parmi la dizaine de suspects interpellés, la semaine passée à Ouled Aïssa, sept ont été relâchés après audition au niveau de la structure sécuritaire de la circonscription. Les trois autres âgés entre 20 et 32 ans sont fortement soupçonnés d’accointances avec l’islamisme armé.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après La Dépêche de Kabylie