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La Banque d’Algérie épinglée dans l’affaire BCIA

 
La Banque centrale d’Algérie a une nouvelle fois été épinglée et cette fois dans le procès de l’affaire de la Banque commerciale et industrielle d’Algérie (BCIA) qui se déroule au tribunal d’Oran.
lundi 26 février 2007.

Procès de la de la Banque commerciale et industrielle d'Algérie à Oran. Le feuilleton BCIA est devenu, depuis maintenant 22 jours, un rituel. Sauf que selon certaines indiscrétions, le verdict sera rendu fort probablement au courant de cette semaine après des délibérations qui pourront durer au maximum deux jours. Tout porte à le croire vu que les plaidoiries tirent à leur fin. Pour revenir au procès, le 22e épisode a été marqué, hier, par les plaidoiries des avocats de la défense des cadres de l’agence de la Banque extérieure d’Algérie de Sig (Mascara). Cadres accusés de complicité dans la dilapidation des deniers publics et passibles de 10 ans de réclusion criminelle chacun. Il s’agit du chef de ser-vice caisse Ben Yettou Nacer et Bentayeb Mohamed fonctionnaire à la même agence. Le premier, accusé pour avoir certifié frauduleusement des chèques et escompté des traites.

Son avocat a mis en relief la nature du grief qu’a retenue la chambre d’accusation contre le mis en cause. Et d’emblée, il dira : « Il faudrait limiter les responsabilités de chacun des accusés, notamment dans l’escompte des traites ». L’accusé, étant chef de service caisse, est poursuivi pour avoir pris part à l’opération d’escompte qui a causé un préjudice de 400 milliards de centimes. La défense de celui-ci insistera sur le fait que son client n’avait aucune relation avec l’activité « escomptes » et en renvoyant les torts, voire l’accusation sur Ben Harrat Abdelazziz qui était chef de service des escomptes. En revanche, la responsabilité du mis en cause, qui a apposé sa signature, se limite au contrôle de l’authenticité et conformité des chèques et non à la confirmation, a fait remarquer Me Dahou.

Surprenant l’assistance, le même avocat fera état d’une imitation ou d’usage de la signature de son client et dira : « On a transformé insidieusement la signature de mon client ». Par ailleurs, la même signature, est de catégorie « B » qui n’a aucun poids dans l’escompte des lettres de change par rapport à celle du directeur qui est classée catégorie « A ». Emboîtant le pas à son confrère, Me Djahel, assurant, également, la défense du même accusé et celle de Bentayeb, débutera son plaidoyer de manière pyramidale. Il remonte jusqu’aux commissaires aux comptes, membres des commissions d’audit de la commission monétique qu’il fustige sévèrement. Au pic de sa plaidoirie, il dira que ces commissaires n’ont pas joué leur rôle dans les contrôles externes. Il désigne par le contrôle externe, les banques privées.

Car selon l’avocat, ces membres ont un rôle important, interne et externe auprès de la même commission : « Si l’on doit juger aujourd’hui Lotfi Mohamed, Ben yettou Nacer et Bentayeb, il faut aussi juger ces gens qui ont failli à leurs missions ». Mais, le fait qui revient souvent dans les plaidoiries est l’escompte des traites et certification des chèques. D’ailleurs, c’est à partir de ce fait que les accusés ont été impliqués, cités par l’arrêt de renvoi et accablés par le rapport de l’expertise. L’escompte des traites, selon la défense, est une opération normale pratiquée entre les commerçants et les institutions financières, dans le cadre des transactions commerciales. D’autant plus, lorsqu’il s’avère que ces mêmes traites ont été avalisées (désignant la Banque commerciale et industrielle d’Algérie (BCIA)). L’aval qui débouche sur la certification de la BEA des chèques présentés par les postulants. De là, il n y a pas lieu et à aucun moment de parler d’une quelconque certification frauduleuse de chèques. Car selon, la défense, l’escompte servira à approvisionner les comptes des postulants.

Synthèse de Ahlem, www.algerie-dz.com
D’après L’Expression