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L’Algérie, le Maroc et la Tunisie sous haute surveillance

 
Les mouvements islamistes en Algérie, au Maroc et en Tunisie sont désormais sous haute surveillance, accusés de fournir des candidats au groupe terroriste Al Qaida au Maghreb.
jeudi 1er mars 2007.

L'Algérie, le Maroc et la Tunisie mettent la pression sur les islamistes radicaux. Alors que la Tunisie s’est lancée depuis longtemps dans une politique restrictive vis-à-vis des islamistes incarnés par le mouvement Ennahda de Ghenouchi, le Maroc et l’Algérie semblaient plutôt tergiverser dans l’attitude à adopter. Le FIS a été agréé ainsi que des partis comme Ennahda (une partie devenue El-Islah) qui s’inscrivait dans la droite ligne de la dawla islamiya, avec un discours d’une rare virulence. La suite est connue. Au Maroc, le comportement du palais a été plutôt celui de canaliser cette mouvance, El-Adl oua el Ihsan, en lui opposant des partis islamistes qui lui sont proches. Malgré le travail de proximité des partis, l’influence d’Al-Adl s’est étendue à tous les pans de la société.

Organisation caritative, Al-Adl oua el Ihsan de cheikh Yassine s’est transformée en entreprise d’endoctrinement en jouant sur la fibre sociale dans un pays où une grande partie de la population vit dans la pauvreté. Ainsi, des quartiers et des villes sont contrôlés par les nouveaux prédicateurs. Le laboratoire souhaité par feu roi Hassan II a pris pied chez lui. Cela au moment où l’Algérie était déjà entrée en crise en raison de ces mêmes islamistes. Épargné quelque peu après les attentats du 11 septembre, le Maroc est éclaboussé dans les attentats de Madrid qui ont dévoilé “le laxisme” de ses services de sécurité. Les auteurs des attentats sont des Marocains identifiés par les services espagnols, qui sont restés hors de portée des services du royaume. Boulimiques avec des dents longues, les islamistes marocains essayent de s’imposer à la société tout en bousculant le pouvoir.

Empêtré dans une crise économique, les autorités marocaines n’ont trouvé aucune alternative pour calmer le mécontentement populaire, terreau des islamistes. Et il fallait passer, après une période de “tolérance” des autorités perçue comme une faiblesse, à “la tolérance zéro”. Aujourd’hui, hormis les partis islamistes agréés, connus pour être dans les bonnes grâces du palais, les autorités ont ouvert la chasse aux islamistes radicaux au Maroc, notamment ceux d’Al-Adl dans le sillage de la recherche des terroristes, notamment ceux du réseau qui a commis les attentats de Madrid. Même trame en Algérie quoique le scénario soit différent. Après l’erreur de l’agrément du FIS et la tragédie qui s’en est suivie, les autorités sont décidées à ne plus permettre la réédition d’une telle crise qui a ébranlé tout le pays. Le MSP a vite compris que la voie de la radicalité le mènera inévitablement vers l’impasse.

Synthèse de Souad, www.algerie-dz.com
D’après Liberté