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L’Algérie n’accueillera pas de base américaine

 
L’Algérie ne permettra pas la création de bases militaires américaines sur son territoire et ne sera pas intégrée dans le commandement régional Maghreb-Sahel que les États-Unis veulent établir au sud du Sahara pour lutter contre le terrorisme, selon le ministre Mohamed Bedjaoui.
dimanche 4 mars 2007.

Mohamed Bedjaoui - Algérie "Le territoire algérien n’est pas concerné par le commandement américain projeté. L’Algérie n’a jamais accepté l’installation de bases étrangères sur son sol, (qui seraient) incompatibles avec sa souveraineté et son indépendance", a-t-il affirmé dans un entretien à la radio Chaîne III. Le secrétaire d’État américain à la Défense, Robert Gates, ayant annoncé, le 6 février dernier, la décision du président George W. Bush de créer un commandement régional chargé de l’Afrique (Africom), afin de prévenir l’implantation de groupes terroristes dans les zones transfrontalières au Sahara et au Maghreb.

La mise en place de ce commandement devrait intervenir à l’automne 2008. L’endroit où se situera son quartier général en Afrique n’est pas encore connu. Depuis 2003, la presse fait état régulièrement de la présence d’une base militaire opérationnelle américaine dans la région de Tamanrasset. Mais cette information a été démentie aussi bien par les autorités algériennes que par l’ambassade américaine à Alger. M. Bedjaoui a, par ailleurs, souligné que l’Algérie “mène avec les États-Unis une coopération féconde, jugée profitable” en matière de lutte contre le terrorisme. Après avoir rappelé que l’Algérie avait “souffert du terrorisme qu’elle avait combattu seule et dans l’indifférence” internationale dans les années 1990, il a souligné qu’Alger appliquait une politique de “solidarité” dans ce domaine avec les pays touchés par le terrorisme.

M. Bedjaoui a ajouté que le projet de création d’un commandement américain au sud du Sahara “est une question propre aux États-Unis”. “L’Algérie n’acceptera pas l’installation d’une base étrangère sur son sol quel que soit le pays qui le lui demanderait”, a-t-il souligné. En s’exprimant ainsi, le chef de la diplomatie algérienne entend sans doute lever toute équivoque sur la coopération militaire algéro-américaine. Du reste, l’Algérie avait officiellement démenti avoir participé à la conférence de Dakar en y déléguant le chef d’état-major de ses armées, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah. Elle y était représentée par un officier de l’état-major, selon le démenti du ministère de la Défense nationale.

Synthèse de Ahlem, www.algerie-dz.com
D’après Liberté