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L’Algérie dit non aux bases américaines

 
Il n’y aura pas de bases américaines en Algérie selon le ministre des affaires étrangères Mohamed Bedjaoui qui dément ainsi les récentes rumeurs sur un accord entre l’ANP et le Pentagone.
dimanche 4 mars 2007.

L'Algérie n'accepte pas de bases étrangères sur son sol Le MDN démentait la présence du chef d’état-major de l’armée algérienne, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, à la rencontre organisée à Dakar par le commandement en chef des forces américaines en Europe avec les chefs d’état-major de plusieurs pays maghrébins et sahéliens. Le ministère de la Défense indiquait que la présence de l’Algérie s’est limitée à un cadre supérieur de l’armée. Cette précision sur le niveau de la représentation algérienne à une rencontre chapeautée par l’armée américaine avait un but évident : en minimiser la portée politique. Elle n’a pas mis fin aux interrogations sur le rôle de l’Algérie dans l’agenda américain en Afrique, notamment avec l’annonce par le président américain George W. Bush de la création d’un centre de commandement militaire spécial pour l’Afrique, l’Africom, pour le mois de septembre 2007.

S’il est clair que la coopération sécuritaire d’Alger avec les Etats-Unis est forte, il semble qu’il y a un seuil au-delà duquel on ne veut pas aller. Celui d’une intégration à l’Africom et la création de bases américaines en Algérie. Il faut noter que le refus exprimé par le ministre des Affaires étrangères intervient au moment où le changement de dénomination du GSPC en « Qaïda du Maghreb » lui donne une résonance médiatique internationale qui fait de l’Algérie, avec la Corne de l’Afrique, une des sources de nuisance supposée de l’organisation pour l’ensemble de l’Afrique. Mohamed Bedjaoui a tenté hier de le lever en indiquant que l’Algérie « n’acceptera pas l’installation sur son territoire de bases militaires, quel que soit le pays auquel elles appartiennent ».

Le ministre a également précisé qu’aucun pays n’avait formulé une demande en ce sens, ce qui constitue un démenti aux informations diffusées lors des dernières semaines selon lesquelles l’Algérie avait été pressentie par les Américains pour abriter le commandement de l’Africom et qu’elle aurait refusé. En clair, la coopération sécuritaire « fructueuse » avec les Etats-Unis ne va pas entraîner une intégration de l’Algérie dans une Africom qui est un élément de plus dans la stratégie globale américaine, où les volets sécuritaires - avec une exagération délibérée de la menace d’Al-Qaïda - ne sont pas séparables du souci de contrôler les sources d’approvisionnement en énergie et de contenir la « poussée » chinoise en Afrique.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran