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L’Algérie presse la Grande-Bretagne d’extrader Khalifa

 
Il ne peut y avoir une coopération sérieuse entre l’Algérie et la Grande-Bretagne dans d’autres domaines si Londres persiste à retarder l’extradition d’Abdelmoumen Khelifa, a estimé le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni.
lundi 5 mars 2007.

Rafik Khalifa sera extradé avant 2008. Rafik Abdelmoumen Khelifa a été officiellement arrêté par les autorités britanniques. Cette information rapportée par Liberté dans son édition d’hier a été confirmée par le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, au Conseil de la nation, hier, en marge de l’ouverture de la session de printemps des deux Chambres du Parlement (Sénat et Assemblée populaire nationale). Sera-t-il question de l’extradition en Algérie de l’ancien “golden boy” algérien déchu ? “Les autorités britanniques sont souveraines tout comme nous sommes de notre côté souverains”, s’est contenté de dire Abdelaziz Belkhadem, très sollicité à l’occasion par les représentants de la presse nationale et étrangère.

Sur cette même question, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Yazid Zerhouni, présent également au Sénat, s’est voulu intransigeant en adressant une mise en garde à peine voilée aux autorités britanniques : “Si sur une question relevant de droit commun comme celle-là (l’affaire Khalifa), les autorités britanniques ne l’ont pas prise au sérieux, je me demande comment nous pouvons envisager avec elles une coopération sur des questions autrement plus importantes et sensibles que celle-là !” lance-t-il sur un ton grave. Il estimera dans le même temps que “les Britanniques doivent agir par rapport à ce dossier” par l’extradition de Rafik Khelifa en Algérie.

À ce propos, une des raisons de l’arrestation de l’ex-patron du groupe Khalifa est la conclusion de l’enquête menée par les autorités britanniques et plus précisément la brigade financière de Scotland Yard sur les comptes bancaires d’Abdelmoumen en Grande-Bretagne. Cette enquête a été entamée dès le début du jugement de l’affaire de la caisse principale d’El Khalifa Bank au tribunal criminel de Blida et avant même la demande d’extradition déposée officiellement par les autorités algériennes le 21 février dernier à l’occasion du déplacement en Grande-Bretagne d’experts du ministère de la Justice. Aussi, l’extradition d’Abdelmoumen, accablé par une multitude de chefs d’inculpation (dont séjour illégal et blanchiment d’argent), quant à elle, est une question de temps et interviendrait, selon les mêmes sources, dans les six mois à venir.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Liberté