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L’armée traque les terroristes en Kabylie

 
Des hélicoptères de l’ANP sont intervenus pour bombarder des positions dans l’est de Tizi Ouzou en Kabylie suspectées d’être des repères des terrorites d’Al Qaida.
mercredi 7 mars 2007.

Ratissage de l'ANP en Kabylie. Plusieurs hélicoptères de combat sont entrés en action hier dans cette région, pour bombarder des sites dans la forêt de Bounaâmane, alors que des sources locales à Azzefoun ont précisé que l’ANP est intervenue aussi dans la région boisée voisine, située entre Aghrib et Azzefoun dans l’Ouest de la Kabylie. Selon des informations recoupées, c’est toute la partie nord-est de la wilaya, comprise entre Aghrib, Zekri et Azzefoun jusqu’aux limites avec la wilaya de Béjaïa qui a été visée hier par les hélicoptères de l’ANP. Même si rien ne filtre de ces opérations menées par les militaires, les services de sécurité soupçonnent la présence sur les lieux d’un ou de deux terroristes étrangers, qui seraient des émissaires d’Al Qaïda. Une information qui n’a pas été confirmée officiellement.

C’est la troisième fois cette semaine que les hélicoptères interviennent dans cette région, ce qui laisse supposer qu’un groupe important, composé d’une centaine d’éléments, serait encerclé. Cette vaste région au relief accidenté et fortement boisée n’est pas facilement accessible aux militaires. Pour certains observateurs, l’attentat qui a coûté la vie à 7 gendarmes à Takhoukht, sur la route de Beni Yenni, dimanche, ne serait qu’une tentative de diversion des terroristes pour desserrer l’étau sur leurs acolytes encerclés à l’est de la wilaya de Tizi Ouzou en Kabylie. L’opération déclenchée à Takhoukht après l’attentat ne semble pas avoir donné de résultats concrets. Les services de sécurité auraient découvert dans les bois surplombant le lieu de l’attaque des traces de TNT et d’autres indiquant que les terroristes étaient restés sur les lieux plusieurs heures.

Le 27 février dernier, deux barrages militaires installés à Yakouren et sur la route reliant Aghrib à Azzefoun ont été attaqués en début de soirée. Selon des éléments des services de sécurité qui ont acquis une grande expérience dans la lutte antiterroriste, la situation sur le terrain est très complexe. Les raisons en sont multiples. Il y a d’abord le manque de renseignements que certains expliquent par ce qui s’est passé dans la région depuis 2001. La fermeture de plusieurs brigades de gendarmerie et la fracture que la crise de Kabylie a créé entre le citoyen et tout ce qui représente l’Etat a considérablement réduit les sources de renseignement pour les policiers et les militaires. A cela s’ajoute la prolifération de groupes de malfaiteurs versés dans le grand banditisme, que les services de sécurité soupçonnent de travailler avec les terroristes. Ces derniers qui ont refusé la charte pour la paix ont profité de la faiblesse de la couverture sécuritaire dans la région et des atermoiements du pouvoir qui tente à chaque fois de minimiser le danger que représente le GSPC.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après El Watan